Cameroun: Joseph Sylvain Endezoumou – « Un projet pilote d’archivage numérique dans le Mfoundi »


interview

Depuis la mise sur pied de l’agence, quelles activités avez-vous menées?

En 2018, la feuille de route est restée conforme aux missions du Bunec. Celles de supervision, de contrôle, de régulation et d’évaluation du système. S’agissant de la supervision, nous avons réalisé des missions qui nous ont permis de prendre des registres clôturés à envoyer à la direction générale.

Pour la régulation, nous avons opéré des activités de sensibilisation et de recensent des enfants sans actes de naissance.

Nous avons eu des réunions de sensibilisation à avec les autorités religieuses, chefs traditionnels, officiers et secrétaires d’état civil, ainsi que les associations pour leur expliquer le système d’état civil, l’importance des actes, leur demander de relayer le message et d’ouvrir les portes aux cadres des ONG qui se rendraient de maison en maison pour recenser les enfants sans acte. Nous avons eu les premières audiences foraines pour aboutir aux jugements supplétifs à Evodoula.

D’autres sont prévues ailleurs. Nous travaillons avec les organisations de la société civile installées sur l’étendue de la région.

Elles ont un capital social plus profond pour avoir accès à la population. Nous avons également sensibilisé les directeurs d’écoles primaires pour qu’ils soient des relais au niveau des associations des parents d’élèves et des élèves.

Où en est-on avec l’informatisation des actes d’état civil dans le Centre?

Le dossier de l’informatisation du système d’état civil n’est pas géré au niveau de l’agence régionale. Il est géré au niveau de la direction générale.

Il y a eu un projet pilote d’archivage numérique au niveau du Mfoundi. Il n’est pas encore étendu aux autres départements de la région.

Le décret de 2013 portant organisation et fonctionnement du Bunec précise que le mécanisme d’informatisation sera proposé par le Bunec après un plan directeur. Ce plan a déjà été établi et la validation est en cours.

Qu’en est-il du suivi des registres d’état civil, notamment dans les centres secondaires souvent très sollicités ?

La régulation permet de mettre les registres d’état civil à la disposition des centres d’état civil. En plus, il y a la mission de contrôle du Bunec.

Le contrôle administratif permet d’éviter les centres secondaires fictifs et veiller à ce qu’il y ait à leur tête des officiers formellement nommés et assermentés. Le contrôle technique veille à ce que le registre soit ouvert par le tribunal de première instance, les actes bien remplis, la nomenclature des actes respectée.

Cela s’est fait en avril 2018 lors d’une mission qui a permis d’actualiser certaines données (liste des centres, des officiers et contacts).

Pour le cas de ceux qui font des actes faux, le juge s’en occupe. Le Bunec s’intéresse davantage à ceux qui agissent par ignorance afin de les informer et leur faire savoir l’importance de l’acte d’état civil





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