D’importantes réformes exclusivement pour elles


Plusieurs réformes visant la promotion de la condition de la femme ont été adoptées ces dernières années au Maroc, laissant espérer une véritable parité homme-femme dans les domaines, législatif, institutionnel, politique et socio-économique.
Pour rester dans le cadre du travail, on retiendra notamment la loi 19.12 sur le travail domestique. Un texte tant réclamé par la société civile qui est entré en vigueur en octobre de l’année dernière et qui «entoure ce travail précaire, principalement exercé par des filles mineures, de maintes garanties et mesures de protection»,  rappelle la MAP.
Le texte fixe à 16 ans l’âge légal pour l’exercice de ce genre d’activité et impose, entre autres, un contrat de travail, un salaire minimum, un jour de repos hebdomadaire, des congés annuels et prévoit des sanctions pécuniaires contre les employeurs en cas d’infraction, précise-t-elle.
Il faut dire que pendant longtemps, la situation était telle que le non-respect de certaines lois et réglementations avait contribué à instaurer une discrimination à l’égard des femmes  à toutes les étapes de leur vie professionnelle.
C’est dire que l’adoption de ces lois était attendue et qu’il faut maintenant espérer qu’elle sera réellement appliquée sur le terrain, ce qui n’est pas gagné d’avance.  D’autant qu’il reste encore beaucoup à bien des niveaux, notamment sur le marché de l’emploi qui entretient des pratiques pénalisantes pour les femmes tels les écarts de rémunération entre hommes et femmes qui demeurent injustes.
Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), «près de 39,3% de femmes actives occupées travaillent sans rémunération contre seulement 9,5% des hommes. Cette part atteint 70,5% pour les femmes rurales». Un écart qui en dit long sur le traitement que subissent les femmes.
Quoi qu’il en soit, comme l’a souligné la même source, les réformes visant la promotion de la condition de la femme se sont remarquablement accélérées au cours de l’année dernière. Ce qui a, par exemple, permis la féminisation de la profession d’adoul, jusqu’alors réservée aux hommes. Des réformes qui ont également permis des avancées dans bien des domaines comme mentionné.
Conscient de la place et du rôle des femmes au sein de la société, le Maroc poursuit ses réformes en faveur de ces dernières à bien des niveaux, tout veillant à honorer ses engagements internationaux en matière de protection des droits des femmes.
A ce sujet, il est à noter que le pays a «ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes « CEDAW » (avec levée des réserves la concernant en 2008) et le Pacte des droits économiques et sociaux».
Selon un récent rapport de la Banque mondiale intitulé «Les femmes, l’entreprise et le droit 2019 : une décennie de réformes », les économies de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’auraient introduit que 19 réformes destinées à améliorer l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.
Dans ce rapport dont nous avons fait écho dans nos précédentes éditions, l’institution financière internationale a indiqué que la région «affiche le score moyen le plus faible en matière d’égalité hommes-femmes avec un indice de 47,37. C’est aussi celle dont la moyenne progresse le moins vite».
Si le cadre du mariage a connu une évolution, notamment dans quatre économies de la région (Algérie, Bahreïn, Liban et Arabie Saoudite) qui se sont dotées de lois contre les violences domestiques, le rapport de la Banque mondiale a salué aussi la Jordanie qui a mis en place des points de retraite pour les périodes d’interruption de travail liées à la garde des enfants.



libe

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