La hausse des prix des produits laitiers affecte ceux des produits alimentaires


La forte progression des prix des produits laitiers a fait remonter en février 2019 les prix mondiaux des produits alimentaires, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
En raison de cet accroissement, l’Indice des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 167,5 points en février dernier, soit une hausse de 2,7 points correspondant à un accroissement de 1,7% par rapport à janvier.
L’indice a atteint son plus haut niveau depuis août 2018 mais sa valeur a baissé de près de 4 points, soit 2,3%, par rapport au même mois l’année dernière, a relevé l’agence onusienne, soulignant que les prix de tous les produits figurant à l’indice ont augmenté durant cette même période.
En détail, il ressort des dernières estimations de l’organisation que l’Indice FAO des prix des produits laitiers a connu une hausse de 10,3 points depuis janvier, correspondant à une augmentation de 5,6%.
Selon l’organisation, « les cours internationaux de tous les produits laitiers figurant à l’indice ont progressé en février, la plus forte hausse en glissement mensuel et en pourcentage ayant été enregistrée sur le lait écrémé en poudre, suivi du lait entier en poudre, du fromage et du beurre ».
Cette évolution s’explique par «la  forte demande d’importation pour le lait écrémé en poudre, le lait entier en poudre et le fromage », a souligné la FAO ajoutant la baisse saisonnière et attendue de la production de beurre a également contribué à faire monter les prix du beurre.
En ce qui concerne l’Indice FAO du prix des céréales, l’agence a noté qu’il s’est établi en moyenne à près de 169 points en février, soit en légère hausse depuis janvier, notamment en raison d’une plus grande fermeté des prix pour le maïs.
« Parmi les principales céréales, les prix du maïs ont enregistré la plus forte hausse, sous l’effet d’une augmentation des prix à l’exportation aux Etats-Unis, qui s’explique principalement par des craintes de perturbations sur les expéditions », a relevé la FAO indiquant toutefois que les prix du blé, qui s’étaient affermis au début du mois en raison d’inquiétudes concernant l’offre, ont été soumis à une importante pression à la baisse suite à un ralentissement des achats.
Quant à l’Indice FAO des prix du riz, il est resté stable du fait de la faiblesse de la demande qui « a tiré les cours de l’Indica vers le bas, compensant les gains continus enregistrés sur le marché du Japonica, qui a bénéficié d’échanges plus soutenus », a expliqué l’organisation.
En raison de la hausse principalement des cotations d’huile de palme, de soja et de tournesol, l’Indice FAO des prix de l’huile végétale a connu une augmentation  d’1,8% pour atteindre 133,5 points. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis octobre 2018.
Précisons que les prix de l’huile de palme ont progressé pour le troisième mois consécutif, alors que les prix de l’huile de soja et de l’huile de tournesol se sont quant à eux affermis sous l’effet d’une offre mondiale limitée, a noté la FAO précisant que « la vigueur des prix de l’huile minérale a également contribué à la hausse des cours des huiles végétales ».
En s’établissant en moyenne à 163,6 points en février, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une légère hausse d’1,2 point équivalant à un accroissement de 0,7% par rapport à janvier, mais qu’il est resté toujours 4 points en dessous de son niveau au même mois de l’année dernière.
Selon la FAO, « les prix de la volaille ont reculé en raison, pour une grande part, du ralentissement des ventes à l’étranger ». Tout comme ceux de la viande d’ovins qui ont baissé sous l’effet de l’abondance de l’offre à l’exportation en Nouvelle-Zélande, a-t-elle expliqué.
S’agissant de l’Indice FAO du prix du sucre, il apparaît qu’il s’est établi en moyenne juste au-dessus de 184 points en février 2019, gagnant ainsi 2,2 points. Ce qui représente une augmentation d’1,2% depuis janvier.
« Cette hausse est principalement due à des craintes concernant les perspectives de production dans certains des principaux pays producteurs», a expliqué l’agence. Et de souligner, selon les prévisions actuelles, que la production de sucre en Inde pour 2018-2019 devrait reculer de 5% par rapport à son niveau de l’année dernière.



libe

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