ce qu’il faut savoir de l’approvisionnement en eau à Iriba


Comme
les départements du Tchad, Iriba dans la province du Wadi Fira, manque d’infrastructures
adéquates pour alimenter sa population en eau potable. Ce malgré les
installations de la société tchadienne des Eaux (STE).

L’eau, c’est la vie,
dit-on. L’on comprend dans ce sens que l’eau est un élément indispensable pour
la vie humaine.

Au Tchad, l’accès à cette
substance liquide qui rend la vie possible sur la planète terre demeure une
problématique. Potable ou non les populations des milieux ruraux souffrent pour
avoir accès à l’eau.

Si dans certaines zones,
l’accès à l’eau, même non potable, est chose aisée, dans d’autres, elle est une
denrée rare. Il faut faire des kilomètres pour la cueillir. A dos d’ânes, de
chevaux, les populations au Nord du Tchad, se ravitaillent dans les ouadis.

Iriba est un
département dans la province du Wadi Fira. Comme les autres départements, Iriba
manque d’eau potable. Ce, malgré la présence de la Société tchadienne des Eaux,
l’accès à l’eau potable tout comme non potable est bien difficile.

Selon nos informations recoupées, les installations de la SNE ont une faible capacité de production. Ce qui ne permet pas la couverture de  toute la ville. Pour satisfaire le besoin de la population, la ville est alimentée par zone. En plus de cette faible capacité, la STE est confrontée aux pannes récurrentes de générateur. « L’eau de la STE ne vient que deux à trois fois par semaine dans notre secteur. Donc on s’arrange à remplir les fûts qui sont là pour ne pas en manquer », explique un étudiant.

Des fûts servant à stocker l’eau dans un ménage d’Iriba
Photo:Christian/Tchadinfos.com

Pour combler les
faiblesses de cette structure, la population est retournée à sa source d’approvisionnement
d’origine : les ouadis. Grâce à des initiatives privées, des stations de
pompage ont été créées pour alimenter la ville en permanence. Iriba en compte
cinq.

Abdelaziz Mahamat est un gérant d’un site de pompage. Son site fonctionne grâce à une motopompe et des panneaux solaires. Le procédé par lequel l’eau est extraite est simple : la motopompe tire l’eau du puits et l’achemine dans une citerne qui tient lieu de château. « Par jour, on peut remplir 2 à 3 citernes. Ça dépend du marché des revendeurs », affirme Abdelaziz Mahamat. La citerne a la contenance de soixante fûts. Aux revendeurs, un fût est livré à 10 pounds soit 100 FCFA. Eux les revendent à dos d’ânes à 50 pounds soit 500 FCFA.

Un âne chargé de fût d’eau à Iriba
Photo: Christian/Tchadinfos.com

Mais en ce mois de
mars, les gérants de site de pompage seront confrontés à un problème. «  L’eau des puits creusés va tarir en
mars-avril. Il faut creuser de nouveaux puits
 », notifie Abdelaziz. Outre
ce problème qui va surgir, l’autre point de questionnement est la qualité de l’eau
tirée de ces puits. L’eau vendue dans ces points d’approvisionnement privés n’est
pas traitée. Ce qui cause de problèmes de santé à la population. Le cas de dysenterie
est récurrent, signale une source médicale.

Des efforts restent encore
à fournir par le gouvernement tchadien pour faciliter l’accès à l’eau dans les
zones rurales. S’il est recommandé de manger sainement pour rester en bonne, il
y va de même pour l’eau.





tchadinfos

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