Equipe de France: où en est l'Islande, trois ans après son Euro historique?



Une telle stabilité a des avantages, puisqu’elle permet de créer des automatismes entre les différents joueurs, tous parfaitement au fait du plan de jeu, mais elle illustre aussi une certaine pauvreté du réservoir islandais. Ces dernières saisons, à l’exception du jeune attaquant d’Alkmaar Albert Gudmundsson (21 ans), courtisé par la Premier League, aucun Islandais n’a semblé en mesure d’exploser dans les championnats majeurs.

Pas non plus de révolution dans le jeu et l’état d’esprit

Depuis le dernier Euro, l’Islande n’a pas non plus connu de révolution en terme de jeu. Certes, Gylfi Sigurdsson (Everton), la caution technique de l’équipe, est monté d’un cran pour évoluer derrière l’avant-centre, mais l’Islande évolue quasi-systématiquement avec quatre défenseurs et quatre milieux. On a vu en octobre lors du match contre les Bleus (et encore en Andorre) qu’elle reste efficace dans le jeu aérien et sur les phases arrêtées, mais la différence par rapport à 2016 est qu’elle ne peut plus miser sur l’effet de surprise, ses adversaires ayant largement eu le temps d’étudier ses forces (comme ses faiblesses).

Sans tomber dans le cliché, elle peut en revanche toujours s’appuyer sur une grande cohésion, et sur cet état esprit « accrocheur ». L’Islande peut aussi compter sur ses fidèles. L’armée de vikings qui avait enchanté l’Europe avec ses clappings n’a pas été dissoute malgré une perte d’intérêt dans le pays, et il devrait encore y avoir un petit contingent de fans, lundi soir, dans les tribunes du Stade de France (20h45).



RMCSport