Algérie : malgré l’appel de Gaïd Salah à l’empêchement de Bouteflika, la foule nombreuse | Africa Guinee


Une foule énorme a réclamé vendredi à Alger, pour la sixième semaine consécutive, le départ du « système » au pouvoir, quelques jours après la proposition du chef d’état-major de l’armée d’écarter le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir.

Difficile à évaluer précisément en l’absence de chiffres officiels, la mobilisation apparaissait très forte, peu de temps après le démarrage du cortège en début d’après-midi, semblant indiquer que l’offre du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, n’a pas calmé la contestation.

« Bouteflika tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi », scandaient les manifestants, ou « FLN dégage », en référence au Front de libération nationale, parti au pouvoir du président Bouteflika.
Le cortège, où dominaient comme chaque vendredi les couleurs du drapeau national – vert et blanc, frappé de l’étoile et du croissant rouges –, reprenait également en chœur le refrain de la chanson « Liberté », du rappeur algérien Soolking, dédiée au mouvement populaire, ou l’hymne national.

Le cortège, où dominaient comme chaque vendredi les couleurs du drapeau national – vert et blanc, frappé de l’étoile et du croissant rouges – , reprenait également en chœur le refrain de la chanson « Liberté », du rappeur algérien Soolking, dédiée au mouvement populaire, ou l’hymne national.

Départ de l’ensemble du régime

Mardi, le général Ahmed Gaïd Salah, personnage-clé du pouvoir, a proposé la mise en oeuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter le chef de l’État du pouvoir, dernière tentative en date du régime d’apaiser la contestation qui refuse de faiblir.
L’essentiel de ceux qui étaient jusqu’ici les plus zélés prosélytes de Bouteflika ont rallié la proposition de l’armée, et le président, âgé de 82 ans et au pouvoir depuis 20 ans, apparaît vendredi très isolé, même s’il est toujours en fonction.

AFP





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