Déguerpissements : Il y a des cas qui doivent être revus … », dixit Damaro | Africa Guinee


CONAKRY-Alors que les victimes de déguerpissements à Conakry sont toujours livrées à leur triste sort sans aide, ni assistance de l’Etat, Amadou Damaro Camara, avertit qu’il y a des cas qui doivent être revus et dédommagés par le Gouvernement.

Interrogé par un journaliste d’Africaguinee.com, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle a annoncé qu’à l’ouverture de la prochaine session des Lois, cette question sera examinée.

« Il y a eu un décret il y a trente ans qui a délimité les zones. Donc, ce n’est pas Alpha Condé. Mais aujourd’hui, que le président de la République ordonne le ministre de l’habitat d’évacuer ce périmètre, il a le droit d’évacuer dans le périmètre des 168 hectares. C’est ça la continuité de l’Etat. Maintenant es-ce que certains y ont été  installés dans ce périmètre par des agents de l’Etat qui leur ont donné des documents officiels ? Je suis sûr que OUI.  L’Etat doit à son tour rechercher ces fonctionnaires, les sanctionner et faire face à ceux-là qui ont été  trompés par ces fonctionnaires véreux. Par contre, il y en a qui sont vénus s’installer après la casse de 1998 sur des maisons détruites. Ceux-là, on peut dire qu’ils ont pris des risques (…) », a indiqué le parlementaire.

Le déguerpissement des populations à Kaporo-rails, Kipé2 et Koloma 1 a suscité de nombreuses réactions en Guinée. L’action du Gouvernement a été vivement critiquée par l’opposition.  Pour Amadou Damaro Camara, certains cas doivent être revus et être indemnisés.

« Il y a des cas qui doivent être revus et qui doivent être indemnisés. Parce que l’Etat en faisant la route le Prince, il y a eu beaucoup de maisons qui ont été cassées, les victimes ont été dédommagées. Il y a eu aussi des déguerpissements où les gens n’ont pas été dédommagés, mais la réalité, quand on a besoin de ta place pour un usage public l’Etat a le devoir de t’indemniser », soutient le parlementaire dénonçant l’attitude de l’opposition dans cette « crise des déguerpis ».

Selon lui, Cellou Dalein Diallo et ses pairs de l’opposition parlementaire ont carrément raté le coche. « Encore une fois, nos messieurs de l’opposition ratent le coche. Sinon, c’est ça le rôle d’une chef de file de l’opposition, c’est ça le rôle d’un groupe parlementaire. Ils auraient dû venir nous dire : ‘’écoutez il y a une partie de la population qui est en train de subir, appelons le ministre pour lui poser des questions’’. L’Assemblée aurait dû avoir la possibilité de dire au Gouvernement c’est comme ça que ça doit se faire.  Mais non, on préfère aller dans son coin, pleurnicher, accuser que si on va à Koloma, c’est parce qu’il y a une communauté là, ce sont les militants… mais en 1998, l’UFDG n’existait pas. J’ai un ami à Koloma ici Sako qui a un duplexe qui a été cassé. Ça n’a rien à voir avec la communauté. Et puis de toute façon, les militants d’un seul parti ne peuvent pas se retrouver dans une partie de la capitale », soutient le parlementaire.

L’honorable Damaro qui dit avoir reçu des écrits sur le déguerpissement se dit favorable à un débat autour. «  Je serai pour ça. J’ai reçu des écris, c’est sûr qu’à l’ouverture de la session, on examinera », a-t-il indiqué.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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