rendre leur identité aux modèles noirs




Au Musée d’Orsay (Paris), l’exposition « Le Modèle noir. De Géricault à Matisse » rend une identité à celles et ceux qui posèrent pour les plus grands artistes occidentaux du XIXe et du XXe siècle. Et ouvre des pistes de réflexion jusque-là négligées.


Une femme noire, assise, un sein dénudé, les épaules lasses, le bras droit négligemment posé sur la cuisse. Dans ses yeux, un mélange de tristesse, de fatigue et d’interrogation. Dès le début de l’exposition « Le Modèle noir. De Géricault à Matisse », au Musée d’Orsay (Paris) jusqu’au 21 juillet, le ton est donné par ce regard intelligent et scrutateur, où scintille une indéfinissable étincelle de défi.

Ce portrait, chef-d’œuvre de la peinture néoclassique, est un tableau de Marie-Guillemine Benoist (1768-1826), élève du peintre Jacques-Louis David (1748-1825). Longtemps, son titre fut Portrait d’une négresse. Dans la présente exposition, les commissaires ont choisi, sans effacer pour autant le caractère raciste de cette ancienne appellation, de le renommer Portrait de Madeleine.

« Madeleine était la domestique du couple Benoist-Cavay, colons guadeloupéens qui rentrèrent en





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