Gabon : les élèves dans les rues pour protester contre le durcissement des conditions d’attribution de la bourse


Les élèves du lycée technique de Moanda ont marché ce lundi ©  DR

Libreville, 8 avril (Gabonactu.com) – Des dizaines des milliers d’élèves des différentes villes du Gabon ont entamé concomitamment lundi en matinée, des marches de protestation contre les nouvelles mesures d’attribution de bourse qu’ils considèrent comme coercitives.

Selon le projet de décret adopté en conseil des ministres du 29 mars dernier, les nouveaux bacheliers doivent obtenir une moyenne supérieure ou égale à 12/20 pour espérer avoir la bourse. Autre critère décrié, avoir un âge maximum de 19 ans.

Pour protester contre cette mesure décriée même par certains leaders de la société civile et l’opposition, les élèves de Franceville et Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, ceux de Port-Gentil (Ogooué-Maritime) et d’Oyem dans la province du Woleu-Ntem (nord du pays) ont battu le bitume.

Les élèves du lycée d’Application Nelson Mandela de Libreville, ont également emboité le pas pour réclamer leur doit à la bourse. Pas de cours jusqu’à l’annulation de cette mesure, indique-t-on.

Les organisateurs de ce mouvement spontané ne sont pas encore connus, mais selon des indiscrétions, les messages sont ventilés via les réseaux sociaux.

L’objectif est de faire une géante mobilisation de force pour rappeler au gouvernement que le président Ali Bongo Ondimba a placé son second septennat sous le sceau de la jeunesse.

Les mesures prises par le gouvernement lors du dernier conseil des ministres briseraient le rêve de très nombreux étudiants qui n’ont plus droit à «l’égalité des chances ».

Quelques syndicalistes du secteur de l’éducation nationale ont évoqué un « génocide intellectuel » en préparation dans le pays suite à ces mesures.

Entre janvier et mars 2017, plusieurs élèves étaient descendus dans les rues pour réclamer le payement de leurs bourses scolaires versés aux élèves qui réalisent 10 de moyenne et plus. Le mouvement avait touché toutes les provinces du pays.

Antoine Relaxe





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