Au sommaire de l’édition de mardi 22 avril 2019 du journal ’’Amakuru y’Iwacu’’ – IWACU


• Une personne a été tuée dans la nuit de ce lundi vers 20heures en commune de Gihanga de la province de Bubanza dans une attaque de groupe d’hommes armés qui a eu lieu au chef-lieu de cette commune et dans le village 2 à Gihanga. Une grenade a été lancée au commissariat de police. Les administratifs affirment que les forces de l’ordre ont repoussé le groupe armé qui s’est replié vers la forêt de la Rukoko. Ce mardi, une fouille a été effectuée et une mesure d’interdiction de cultiver et de fréquenter la forêt a été prise. L’administrateur de la commune Gihanga a annoncé la tenue d’une réunion de sécurité qui aura lieu ce mercredi.

• L’association qui milite pour une justice pour tous AJEBU Genderingingo estime que la grâce présidentielle à elle seule n’est pas suffisante pour désengorger les prisons. Salvator Minani, le président de cette association indique que d’autres mesures devraient être prises pour trouver solution à ce défi. Il propose que les cours et tribunaux arrêtent de privilégier la prison. Selon lui, il existe des crimes qui peuvent être punis de travaux d’intérêt général par exemple.

• La plateforme nationale de prévention des risques et gestion des catastrophes a effectué une descente sur les endroits les plus menacés par les eaux fluviales dans la mairie de Bujumbura. A Kinanira, zone de Musaga, au sud de la ville, un ravin situé auprès de la rivière Kanyosha menace le boulevard Mutaga III. Les habitants riverains ont déjà déménagés, leurs maisons se sont effondrées.

Dans le quartier Mugoyi, zone Kanyosha, un caniveau datant de 1994 est complètement recouvert par de la boue, du sable ainsi que des roches ultra-sensible à l’altération. Les habitations sont menacées en cas de fortes précipitations. A Gikungu rural, zone Gihosha, au nord de la ville de Bujumbura, le ravin Nyenzari a déjà emporté plus de 35 maisons. A Kamenge, quartier Mirango II, le ravin Nyamanogo menace les maisons des alentours.

Pour Anicet Nibaruta, directeur adjoint de la police de la protection civile, un comité composé d’administratifs, de la police et de la Croix-Rouge va répertorier les ménages menacés pour procéder à leur délocalisation.

Selon le professeur à l’Université du Burundi, Jean Marie Sabushimike, le problème réside dans la gestion des eaux pluviales dans un contexte de changements climatiques. Il faut une étude multisectorielle sur l’impact environnemental.



burundinews

A lire aussi

Laisser un commentaire