Aristide Tarnagda, l’homme-orchestre




Comédien, auteur et metteur en scène, Aristide Tarnagda cisèle les mots pour dire son monde à une seule et même humanité.

Aristide Tarnagda n’a-t-il été comédien que pour mieux se laisser happer par l’écriture ? Ne s’improvise-t-il metteur en scène que pour mieux propulser ses mots ? L’œuvre littéraire de ce trentenaire burkinabè est un geyser de tirades dont la silhouette a tout d’un corps. Sous la syntaxe la plus feutrée naît la beauté du brut, celle qui fleure le parfum d’un épiderme ou la caresse d’un souffle.

Ses écrits tissent la mort et l’amour (De l’amour au cimetière, 2008), le déracinement et la faim (Il pleut de l’exil, 2007), la rosée violée et l’air facturé (Terre rouge, 2017, et On ne payera pas l’oxygène, 2008). Parfois aérienne, sa poésie reste d’argile palpable, huile de fond de marmite dont on sent l’odeur, cambouis de machines étranges donc on perçoit le cliquetis…





jeuneafrique

A lire aussi

Laisser un commentaire