Burkina Faso: Complexe W-Arly-Pendjari – Un accord tripartite pour la sécurité


Le Burkina Faso, le Niger et le Bénin ont signé, le lundi 13 mai 2019, un accord à Bruxelles, en Belgique, pour valoriser leur complexe commun W-Pendjari-Arly. L’accord comporte aussi un volet sécuritaire qui va contribuer à la lutte contre le terrorisme.

La veille de la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays du G5 Sahel et ceux de l’Union européenne (UE), le lundi 13 mai, le Burkina Faso, le Bénin et le Niger ont signé un accord.

Paraphé par le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et son homologue du Niger, Kalla Ankoura, l’accord porte sur le complexe W-Arly-Pendjari que partagent ces trois pays.

Il est entré en vigueur dès sa signature avec une durée indéterminée et sera financé par les trois Etats en nature et en numéraire, des aides financières extérieures, des dons et des legs.

Le document indique aussi que les Etats parties financent la mise en œuvre des actions dans leurs ressorts respectifs et s’acquittent de leurs contributions annuelles.

Selon le ministre Alpha Barry, il vise essentiellement deux objectifs : la protection de l’environnement et la lutte contre le terrorisme.

« Cet accord vise à développer le tourisme et à protéger l’écosystème. Il y a eu récemment l’enlèvement de deux touristes français et d’un guide béninois. Donc, il y a un volet qui permettra de renforcer la sécurité dans cette zone », a-t-il indiqué.

Et de préciser que les parcs sont sous la pression des terroristes et les chefs des trois Etats concernés veulent faire en sorte que ceux-ci ne s’incrustent pas dans cette zone commune.

Pour le ministre nigérien des Affaires étrangères, l’acte cadre bien avec l’actualité et les trois pays signataires ont su prendre de l’avance sur les évènements.

«Cela fait quelques années que cet accord est en négociation. Et pour ne rien laisser de côté, il embrasse l’ensemble des domaines de la vie des populations riveraines de ces parcs et de manière générale, celle des pays limitrophes, à savoir le Togo, le Niger, le Burkina et le Bénin», a-t-il relevé.

A l’entendre, les terroristes veulent s’y installer et poursuivre leur «annexion» jusqu’à la côte atlantique.

C’est pourquoi, il estime que cette signature laisse entendre que «nous sommes conscients qu’il faut mutualiser nos efforts pour réussir». Il a souhaité que l’accord soit mis en œuvre très rapidement, parce que la situation devient de plus en plus préoccupante.



actuniger

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