Euzhan Palcy, l’intransigeante réalisatrice contre le racisme




La réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy a mis entre parenthèses ses projets de films pour ne pas en « blanchir » artificiellement la trame. Et poursuit son combat antiraciste auprès des jeunes générations.


Sur la scène de la Maison des arts de Créteil, Euzhan Palcy a des airs de star du hip-hop. Survêtement bariolé, énormes baskets, croix XXL incrustée de brillants (ou de diamants ?) autour du cou, la réalisatrice martiniquaise de 61 ans se met en quelques minutes son très jeune public dans la poche à l’aide de punchlines efficaces : « Moi, avec ma caméra, je ne filme pas, je répare. »

Dans la salle, ce jour-là, à l’occasion du Festival international de films de femmes, son téléfilm Le Combat de Ruby Bridges, était projeté devant un public essentiellement composé de collégiens. On pouvait craindre que cette production de 1998 à la mise en scène très classique n’intéresse pas la nouvelle génération… mais le sujet a parlé à son audience multicolore : l’histoire vraie de la première écolière noire à entrer dans une école publique – jusque-là exclusivement blanche – de La Nouvelle-Orléans, en 1960. Et le charisme de la cinéaste, qui a échangé avec le public en fin de séance, a fait le reste.





jeuneafrique

A lire aussi

Laisser un commentaire