L’économie et l’environnement, principaux bénéficiaires du changement du fuseau horaire


Depuis quelques années maintenant, les Marocains sont rompus à ce refrain : « Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures, il sera 2 heures ! ». S’il est devenu conventionnel, le passage à l’heure d’été est souvent accompagné d’une pluie de critiques. Pourtant, si l’on en croit l’étude commandée par le gouvernement, ledit fuseau horaire aurait plus d’un impact positif.
A commencer par les 11.444 tonnes de CO2 en moins, constatées depuis le passage en hiver à GMT+1. Une baisse qui s’est accompagnée durant la même période d’une autre diminution, cette fois-ci liée à la consommation des hydrocarbures. Soit, d’après l’étude, une économie réalisée par les Marocains qui se chiffre à “33,9 millions de dirhams”.
A l’inverse, les conclusions du rapport réalisé après consultation de 20 parties concernées par le changement d’heure, ont fait mention d’indicateurs macroéconomiques en hausse, grâce en l’occurrence à l’heure d’ensoleillement supplémentaire. Ainsi, lors du dernier trimestre de l’année 2018, la demande intérieure aurait augmenté de 2%. Pour ce qui est du commerce extérieur, et sans pour autant appuyer leurs propos de chiffres, les auteurs dudit rapport ont souligné que l’étalonnage horaire par rapport aux partenaires économiques du Maroc a été bénéfique.  
Souvent critiqué pour perturber l’horloge biologique humaine, le changement du fuseau horaire n’aurait aucun impact sur celle des citoyens marocains. Enfin excepté les premiers jours suivant le changement. Par contre, ledit rapport révèle quand même que les enfants en bas âge et les personnes âgées de 60 ans et plus ont été impactés.  
Outre un appel au renforcement de l’éclairage public dans les zones rurales, ladite étude rassure les citoyens marocains en soulignant que le passage à l’heure d’été n’a été à l’origine d’aucun problème de sécurité en particulier. Et d’après la même source, la parfaite adaptation des services de permanence de la Sûreté nationale au changement horaire y est pour beaucoup.
Enfin, ce rapport d’impact qui fera d’ailleurs l’objet d’un suivi périodique lors des cinq prochaines années, n’a décelé quasiment aucun impact sur les performances scolaires des élèves marocains. Un constat qui se base sur trois critères distincts. A savoir : les notes, les retards et les absences. Justement, le dernier critère nuance ce constat, puisque le taux d’absentéisme aurait connu une légère hausse, lors des premières semaines suivant le maintien de l’heure GMT+1. Un accroc que les auteurs du rapport ont mis sur le dos des manifestations alimentées par la désapprobation des écoliers quant à la décision de maintenir l’heure GMT+1 tout au long de l’année, excepté lors du mois sacré de Ramadan.



libe

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