Afrique: L’Agenda 2063 au centre du sommet de l’UA à Niamey


A partir du 4 juillet, le Niger accueille le 12e sommet extraordinaire de l’Union africaine. A Niamey, les dirigeants africains discuteront du libre échange et de la paix sur le continent conforménent à l’Agenda 2063.

Dans cet agenda, l’initiative numéro 5 qui vise un cessez-le-feu total en Afrique, c’est-à-dire une éradication des conflits. L’organisation panafricaine s’était fixé cet objectif pour 2020 – c’est à dire l’année prochaine.

Mais Dessu Meressa, de l’Institut d’études de sécurité d’Addis-Abeba, juge bien trop ambitieux cet objectif de la fin des conflits sur le continent.

« Faire taire les armes d’ici à 2020 était un objectif très ambitieux mais pas réaliste. Nous approchons 2020 et les armes parlent toujours… »

Un point positif

C’est la Zone de libre échange continentale – la ZLEC – qui est presque une réalité. Elle vise à renforcer le commerce intra-africain. L’accord est entré en vigueur le 30 mai dernier pour les 24 pays qui l’ont ratifié. Le Nigeria, première économie d’Afrique et premier marché du continent avec 190 millions d’habitants, a finalement annoncé qu’il signerait cet accord de libre-échange.

Le politologue togolais Désiré Assogbavi estime que le sommet de l’Union africaine sera en grande partie consacré à l’entrée en vigueur de cet instrument.

« Ce sommet extraordinaire vise donc à annoncer la création d’une zone africaine de libre-échange qui, à mon sens, constitue un très grand pas en avant pour nous, à savoir la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Si le libre-échange continental africain est pleinement mis en œuvre, cela va changer le destin du continent. »

Si tous les pays africains adhèrent à la ZLEC, celle-ci pourrait devenir la plus grande zone de libre-échange au monde, avec plus d’un milliard et demi de consommateurs.

Mais pour que la ZLEC soit un succès, les Africains doivent pouvoir aussi voyager, travailler et vivre librement sur leur continent. Un passeport africain doit également être introduit comme le stipule le protocole sur la libre circulation des personnes, signé en mars 2018 à Kigali par 27 des 55 États membres de l’Union africaine.



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