Mobile banking : Des transactions financières record en 2018



Les transactions financières à partir du mobile banking ont enregistré à fin décembre 2018 un volume total de 294,90 millions d’opérations évaluées à 2,470 milliards de FCFA pour seulement les deux établissements émetteurs de monnaie électronique en activité au Sénégal. Les autres acteurs quant à eux totalisent un volume de 3,98 millions d’opérations pour un montant de 250 milliards de FCFA.

L’information est de Mouhamadou Al Ahminou Lo, directeur de l’Agence nationale de la Bceao qui présidait hier  la rencontre trimestrielle entre  les directeurs généraux des établissements de crédits  et la BCEAO. 

 Il ressort de la communication de M. Lo, que  les services les plus utilisés par la clientèle  sont par ordre d’importance : les rechargements cash ( 1,070 milliards de FCFA ; 39.41% ) ensuite viennent les retraits cash ( 734 milliards de FCFA ; 27%) , suivis des de transferts de personne à personne ( 412 milliards de FCFA ; 15% ) , des paiement de factures ( 10 milliards de FCFA ;  3,86 %), des achats de crédits téléphoniques ( 92 milliards de FCFA ; 3.38 % ) et enfin des paiements marchands (  84 milliards de FCFA soit 3,09 %). 

Par ailleurs, il a signalé que dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions pour le développement du « mobile banking » et  de la Stratégie régionale d’inclusion  financière (Sfir), adoptée en  juin 2016 par le Conseil des Ministres de l’Uemoa, deux principaux projets ont été lancés par la Banque Centrale. 

Il s’agit d’une part, de l’interopérabilité des services financiers numériques et d’autre part, de l’accès des  institutions de microfinance aux systèmes de paiement de l’Uemoa, à l’horizon 2020. 

Ainsi il a insisté sur l’appui à apporter aux institutions de microfinance pour l’amélioration de la qualité de leurs offres de produits et services financiers, mais aussi dans l’utilisation des moyens de paiement  électronique. 

Enfin, le Directeur national de la BCEAO a relevé que l’écosystème du mobile banking , en phase de maturité aujourd’hui, voit se développer des offres transfrontalières   reposant sur des réseaux ultra-groupes ou faisant intervenir des prestataires techniques (hub, agrégateurs) avec diverses probabilités de compensation et de règlement. 

Or ces arrangements  fondés notamment sur des accords bilatéraux sont parfois source d’inefficience et de risque liés notamment aux mécanismes de compensation et de règlement des opérations. Ils soulèvent également la question de la mise en place d’une interopérabilité  des moyens de paiements électroniques à l’échelle  de l’Union », c’est pourquoi a-t-il confié qu’il est important de bien  prendre l’exacte mesure de ces développements. 

Fatou Blondin Cissé
 
 
 
 
 






leje

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