Appui financier de la Banque mondiale à l’éducation préscolaire au Maroc


Le Maroc et la Banque mondiale ont signé, jeudi 11 à Rabat, un accord de prêt relatif au programme « Appui au secteur de l’éducation » dans le cadre du partenariat stratégique 2019-2024 entre le Royaume et l’institution financière internationale. Programme qui permettra de mobiliser 500 millions de dollars.
L’accord de prêt a été signé par Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Economie et des Finances, et Marie Françoise Marie-Nelly, directrice du département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale.
La cérémonie de signature dudit accord s’est déroulée en présence de Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Lahcen Daoudi, ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance.
« Ce programme vise l’établissement d’un environnement favorable à la prestation de services d’éducation préscolaire de qualité, l’amélioration des pratiques d’enseignement dans l’éducation de base », a souligné le ministère de l’Economie et des Finances.
Il vise également « le renforcement des capacités de gestion ainsi que la responsabilisation le long de la chaîne de prestataire de services éducatifs », peut-on lire dans un communiqué de ce département.
Il est à noter que la Banque mondiale n’est pas à sa première action en faveur de l’éducation  au Maroc.
Comme l’a rappelé Mohamed Benchaaboun, l’institution de Bretton Woods a soutenu le secteur de l’éducation au Maroc par le biais d’une série de projets d’investissement et de prêts de politique de développement, a-t-il relevé, soulignant à cet égard que le nouveau Programme pour les résultats (PPR) appuiera le Maroc dans la mise en œuvre de la Vision stratégique nationale de l’éducation (2015-2013).
Soulignant les acquis réalisés par l’école publique, ce dernier a estimé qu’il y a lieu de les capitaliser et de les faire évoluer.
M. Benchaaboun fait allusion, en particulier, aux progrès réalisés dans la généralisation de la scolarisation et à la mise en place de structures institutionnelles d’une gouvernance décentralisée, avec le développement des académies régionales.
La représentante de la Banque mondiale a, pour sa part, affirmé que la Banque mondiale a reconnu la nécessité d’un engagement fort pour l’éducation qu’elle a qualifié de « miracle éducatif », précisant que cet engagement marque désormais le partenariat Maroc–Banque mondiale pour les 10 prochaines années.
Saisissant cette occasion, elle a, en outre, souligné la nouvelle approche intégrée des partenaires ainsi que le leadership collaboratif entre les différents acteurs du système éducatif marocain, estimant que le changement de paradigme auquel il aspire implique une approche de mise en œuvre renouvelée, focalisée sur les résultats, la flexibilité et l’agilité.
Dans ce cadre, Marie Françoise Marie-Nelly a précisé que ledit programme ambitionne d’accompagner cette transformation souhaitée afin de mettre le système éducatif sur une trajectoire ascendante et durable, note le communiqué.
S’articulant autour de trois composantes, le programme « Appui au secteur de l’éducation » vise dans un premier temps à établir un environnement favorable à la prestation de services d’éducation préscolaire de qualité.
Le travail consiste à mettre en place un programme de formation pour les éducateurs du cycle préscolaire, déployer un système de formation qualifiante au profit de 20.000 éducateurs et éducatrices du cycle préscolaire et mettre en œuvre des outils permettant de mesurer la qualité de l’environnement d’apprentissage au préscolaire.
Dans sa deuxième composante, le programme insiste sur l’amélioration des pratiques d’enseignement dans l’éducation de base, en soutenant notamment l’amélioration des modèles de sélection, de recrutement, d’insertion et de déploiement des enseignants.
Soutien qui vise aussi la consolidation d’un modèle de formation cohérente, coordonnée et globale et la mise en place des cours de formation en ligne et une plateforme technologique pour le partage du savoir.
Quant à la troisième composante, elle vise le renforcement des capacités de gestion et responsabiliser le long de la chaîne de prestation les services éducatifs.
Il est notamment question de renforcer le mode de gestion au niveau des établissements scolaires qui vise la numérisation des données recueillies au niveau des écoles dans le système d’information et de gestion de l’éducation (MASSAR), mettre en place un mécanisme d’évaluation et d’appréciation pour la réalisation de projets scolaires comprenant des lignes directrices, des règles pour le suivi et le feedback et créer un système d’évaluation aux niveaux provincial et régional.



libe

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