Augmentation de 11,4% des montants collectés fin mars 2019


 
Le nombre de Sfd (Systèmes financiers décentralisés) dans l’Umoa est estimé à environ 595 à fin mars 2019. «En outre, l’accès des populations aux services financiers fournis par les institutions de microfinance s’est accru de 10,4% en glissement annuel, avec un nombre de bénéficiaires de ces services qui est ressorti à 14.611.8662 sur la période contre 13.235.772 un an plus tôt. Le nombre de points de services est évalué à 4.854, soit une progression de 12,5% par rapport à fin mars 2018 », informe la Bceao dans un document reçu au Journal de l’économie malienne (Lejecom). 

Selon l’institut d’émission , l’examen des indicateurs d’intermédiation des Sfd de l’Union fait ressortir une évolution relativement favorable à l’inclusion financière, nonobstant un taux brut de dégradation du portefeuille qui s’est légèrement inscrit en hausse, ressortant à 7,4% contre 7,2% à fin mars 2018, pour une norme généralement admise de 3% dans le secteur. 

Sur la période sous revue, souligne la même source, le montant des dépôts collectés s’est établi à 1.390,8 milliards de FCfa contre 1.248,7 milliards de FCfa une année plus tôt, soit une augmentation de 11,4%. Cette progression est enregistrée au Mali (+20,0%), au Togo (+16,0%), en Côte d’Ivoire (+15,1%), au Sénégal (+10,3%), au Bénin (+9,9%), au Burkina (+3,7%) et au Niger (+0,5%). Toutefois, une baisse a été observée en Guinée Bissau (-48,7%) 

Le montant moyen de l’épargne par client s’est fixé à 95.183 FCfa à fin mars 2019 contre 94.340 FCfa au titre du premier trimestre de l’année 2018. Pour l’ensemble des Sfd de l’Umoa, l’épargne recueillie représente 5,6% de la totalité des dépôts détenus par les établissements de crédit de l’Union, comme en mars 2018. 

S’agissant de l’encours des crédits des Sfd de l’Union, il s’est accru de 9,9% par rapport à son niveau à fin mars 2018, pour ressortir à 1.388,9 milliards de FCFA. Cette hausse a été relevée au Mali (+19,6%), au Togo (+15,3%), au Sénégal (+9,8%), en Côte d’Ivoire (+8,1%), au Burkina (+7,5%) et au Bénin (+6,1%). En revanche, la Guinée-Bissau et le Niger ont connu respectivement des régressions de l’ordre de 51,4% et de 0,8%. 

L’encours moyen des financements par bénéficiaire a augmenté, en ressortant à 95.051 FCfa à fin mars 2019 contre 95.439 FCfa une année auparavant. Pour l’ensemble du secteur, l’encours des crédits représente 6,7% des créances consenties par les établissements de crédit de l’Union, comme en mars 2018. 

Quant aux Sfd en difficulté, treize institutions de micro finance étaient sous administration provisoire à fin mars 2019, à savoir quatre au Bénin, deux au Burkina, deux au Niger, deux au Togo, une en Côte d’Ivoire, une au Mali et une au Sénégal. 
Adou FAYE



leje

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