Bruno Le Maire répond aux menaces de Donald Trump


"On ne devrait pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale", a estimé Bruno Le Maire, réagissant aux menaces de Donald Trump sur la filière viticole française en représailles de la taxe Gafa. (Crédits : Philippe Wojazer)

« On ne devrait pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale », a estimé Bruno Le Maire, réagissant aux menaces de Donald Trump sur la filière viticole française en représailles de la taxe Gafa. (Crédits : Philippe Wojazer)

La France veut trouver un accord avec les Etats-Unis d’ici au G7 fin août sur la taxation des géants du numérique, a dit samedi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lors d’un point presse à Bercy. 

Le ministre réagissait aux attaques de Donald Trump vendredi contre la taxe française sur les géants du numérique récemment votée.   Le président américain a dénoncé la « stupidité » d’Emmanuel Macron à propos de cette taxe et menacé de rétorsion le vin français.  

Selon le ministre de l’Economie, « la question clé n’est pas celle des droits de douane sur le vin mais le moyen de parvenir à une juste taxation des activités digitales dans le monde ». « On ne devrait pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale », a-t-il ajouté.

Trouver un accord au niveau des pays de l’OCDE d’ici fin 2020

« Nous souhaitons travailler étroitement avec nos amis américains à une taxation universelle des activités digitales », a dit Bruno Le Maire lors d’un point presse à Bercy. « Nous souhaitons entre maintenant et la fin août – le G7 de Biarritz des chefs d’Etat – parvenir à un accord sur cette taxation universelle des activités numériques », a-t-il ajouté. 

A cette fin, Bruno Le Maire doit s’entretenir ce samedi à 17h00 avec son homologue américain, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, afin d’avancer vers un accord. Il a rappelé que l’objectif était d’aboutir à un accord au niveau des pays de l’OCDE d’ici fin 2020.

« Il n’y a aucune volonté de cibler spécifiquement les entreprises américaines »

Le ministre a aussi souligné que la taxe française sur les géants du numérique, souvent surnommée taxe Gafa, ne toucherait pas uniquement des entreprises américaines. « Il n’y a aucune volonté de cibler spécifiquement les entreprises américaines », a déclaré le ministre. « Des multinationales américaines, européennes ou chinoises ont une activité digitale, parfois sans présence physique dans un territoire, et ne paient que peu ou pas d’impôt », a-t-il rappelé. « Cette situation n’est pas acceptable et c’est notre intérêt collectif de parvenir à une juste taxation des activités digitales dans le monde », a-t-il souligné. 

La taxe française sur le numérique impose les entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes 
 Latribune.fr
 



leje

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