à Mindelo, sur les pas de Cesária Évora


Castellazzo di Bollate, 8/07/2004. Villa Arconati Festival 2004 Portrait de la chanteuse Cesaria Evora Photo Pomati ©Farabola/Leemage © Farabola/Leemage


De son vivant, la diva de la morna revenait toujours dans le petit port du Cap-Vert où elle est née. Le parfum de ses frasques, de son génie et de son vague à l’âme flotte encore sur la ville.


À Mindelo, la « capitale » de São Vicente, une île cap-verdienne posée sur l’Atlantique au large du Sénégal, Cesária Évora est partout et nulle part. La chanteuse est née en 1941 et s’est éteinte en 2011, à 70 ans, sur ce petit bout de terre aride qu’elle continue de hanter. Elle apparaît dès l’aéroport, à cinq minutes de la ville, où une statue (assez laide) a été érigée.

Il n’y a pas un café qui ne diffuse à un moment de la soirée Sodade, Petit pays, ou un autre tube qui ont propulsé sur les scènes du monde entier « la diva aux pieds nus » et lui ont permis d’écouler plus de six millions de disques…

Et il n’y a pas un habitant majeur de Mindelo qui n’ait d’anecdote à vous raconter sur les frasques de la star : ses embrouilles avec les notables locaux (pour se venger de leur indifférence avant la célébrité), ses nuits d’ivresse lorsqu’elle avait encore un penchant pour la bouteille (avant de décrocher pour de bon), les repas gargantuesques qu’elle offrait chez elle aux voisins, aux curieux, ou aux touristes éberlués par ses largesses.






jeuneafrique

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