Le Français Sarkozy, stratège du dégel franco-rwandais à l’économique : Vivendi à Kigali


Nicolas Sarkozy, 64 ans,
Président de France (2007-2012), aura été un homme d’Etat français
attentif aux dysfonctionnements du système diplomatique français né avec
le génocide des Tutsi de 1994 dans un Rwanda qui n’a pas eu de cesse à
accuser la France officielle d’avoir joué une grande responsabilité
criminelle dans ce génocide. Il fera en 2011 une courte visite
officielle au Rwanda. Il s’ébauche des tentatives de dégel des relations
extrêmement froides entre les deux Etats français et Rwandais pour
immédiatement retomber par la suite avec la présidence de François
Hollande (2012-2017). Puis, avec la venue à l’Elysée de La France En
Marche d’ Emmanuel Macron, Sarko redébarque à Kigali en janvier 2018 à
la tête d’hommes d’affaires français dont Cyrille Bolloré. Et là c’est
clair, au vu de l’échec de la diplomatie orthodoxe, Sarko prend Kigali à
contre-courant avec ses caresses d’Affaires. Ce dernier tombe dans sa
gourmandise. Les affaires !!! Des millions d’euros… 40 dans le domaine
culturel et touristique du Groupe Vivendi. Bien signés. Et prêt pour
démarrer.

Kagame et Sarkozy à
Kigali dans les jardins du palais présidentiel URUGWIRO Village en
janvier 2018 : Les deux hommes bousculent le monde politique en montrant
que c’est l’économie qui est le nerf de la guerre

Ce 15 janvier 2018 là, quand Sarkozy et quelques investisseurs
français ont été reçus à diner par le Président Paul Kagame au Village
Urugwiro, qu’est-ce qui s’est dit ? Rien si ce n’est les affaires, bien
entendu. Sarko n’est plus chef de l’Etat et ne doit pas interférer dans
les affaires de Macron. Pourtant, il a plusieurs entrées à l’Elysée et
le jeune Macron devra à tous les coups l’écouter pour propulser la Dame
Louise Mushikiwabo à la tête de la Francophonie.

 » La venue du Groupe Vivendi, filiale de Bolloré, avec 40 millions
de dollars à investir dans les sites culturels et touristiques, à Kigali
est un signe qui ne trompe pas. Sarko a rempli une grande partie de
promesses qu’il avait formulées », a dit un observateur local qui a
requis l’anonymat et qui sait à quel point Kagame, « le CEO de Rwanda
Inc. » raffole de capitaux étrangers débarquant dans le pays.

Cyrille Bolloré à la tête d’une multinationale française portant son nom y compris Vivendi

Ce groupe Vivendi qui investit dans le culturel va devoir construire
sur le mont Rebero, surplombant la Ville de Kigali sur son flanc
sud-Est, un complexe culturel immense sur 30.1 Hectares.
C’est dire que ce pays a une soif immense de capitaux étrangers.
Comment ? Quel autre pays offrirait-il un si gros espace dans une ville
capitale de surcroît ?

Ce qui est surprenant c’est que les autorités du pays ne prennent pas
le loisir de choisir des investisseurs qui placent leurs capitaux dans
des industries productrices de biens économiques et se contentent de
souhaiter la bienvenue aux hommes d’affaires qui proposent des services
que mêmes les nationaux, avec un peu de sérieux, sont capables de faire.

Le site culturel Vivendi de Rebero ressemblera-t-il à ceci à sa finition ?

Vivendi spécialiste en industrie culturelle et loisirs
Dans tous les cas, il faut reconnaître la perspicacité du groupe Vivendi
qui a compris qu’une ville de plus de deux millions d’habitants comme
Kigali sans aucune attraction de loisirs culturels offre des
opportunités immenses de profits.

Beaucoup de possibilités pourront-elles être ouvertes au cas où
Vivendi aura terminé ses infrastructurelles culturelles et touristiques.
Des agences culturelles pourront-elles être ouvertes partout dans le
pays. Mais c’est cette offre d’espaces culturels qui est intéressante.

Elle risque d’imprimer un coup de pousse à l’environnement culturel
d’un Rwanda en manque patent d’infrastructures et de loisirs
culturels. Le Rwanda s’en trouvera-il ainsi mieux dans l’élevation
spirituel de ses citoyens qui, forts de leur bagage et valeurs
culturelles élevées, comprendront que quoi qu’il arrive, tuer ou
génocider un groupe social donné rentre dans l’interdit, l’innommable,
l’impensable.

De deux, un peuple cultivé n’est-il assez décemment créatif ? Bref,
investir dans le culturel, c’est noble, lucratif et participatif en
matière de développement socio économique et de valeurs démocratiques.
On ne peut que souhaiter la bienvenue au Rwanda et beaucoup de bonnes choses à Vivendi.

Redigé par Jovin Ndayishimiye Le 9 août 2019
Posté le 10/08/2019 par rwandaises.com



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