Candide en 2019



Des migrants pénètrent dans le Sahara algérien via le poste frontière nigérien d’Assamaka, en juin 2018. © Jerome Delay/AP/SIPA


Notre bonne vieille planète tourne encore, me direz-vous. Mais pour beaucoup, elle tourne mal. En 1759, grâce à la plume acérée de Voltaire, Candide, sous la férule de Pangloss, son professeur d’optimisme, faisait le tour du monde, de ses malheurs et de ses horreurs. Je ne prétends certes pas posséder le talent d’ironie de ce philosophe mais j’aimerais imaginer un nouveau Candide parcourant le monde en 2019.

En Méditerranéee

C’est sans doute avec un certain soulagement qu’il quitterait la vieille Europe en voie de dislocation, où les uns seraient hantés par les séquelles d’empires depuis longtemps écroulés, les autres, costumés en Don Quichotte des racines chrétiennes desséchées. Candide traverserait la Méditerranée : il croiserait, impuissant, d’innombrables radeaux de la Méduse, surchargés d’affamés agonisants.

Sur la côte africaine, il ne manquerait pas de s’apitoyer sur le sort de






jeuneafrique

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