[Tribune] DJ Arafat, les Asia et les « lêkê »




Le 31 août, la Côte d’Ivoire a enterré sa première icône des années 2000 et l’Afrique noire l’une de ses plus grandes stars. Qu’est-ce qui fait qu’un simple mortel devient un objet de culte populaire ?

Les Asia (analystes spécialistes intellectuels de l’Afrique) pondront sûrement de belles thèses sur la capacité à cristalliser autour de sa personne et de son œuvre les aspirations d’un peuple. Mais l’objet d’adulation n’est pas une surface réfléchissante inerte dans laquelle se mire une doxa béate.

Il influence aussi ses adulateurs et les transforme à son tour. Dialectique de la poule et de l’œuf. Et puis, à talent égal, pourquoi la passion collective se porte-t‑elle sur un tel plutôt que sur un autre ? Bien malin qui peut se prononcer sur cette alchimie, qui a transformé le plomb Houon Ange Didier en or DJ Arafat, désormais trésor national de Côte d’Ivoire.

Des critiques sur son apport à la musique

Je vois s’agiter les Asia dans leurs fauteuils capitonnés. L’un d’eux, directeur de la Pravda tropicale locale, s’indigne que l’on porte au pinacle un individu qui n’a pas un discours





jeuneafrique

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