Les termes de référence validés ce lundi


Durant trois jours, les délégués se sont penchés sur les thématiques : paix et sécurité, questions politiques, sociales, gouvernance, économie, finances  et souveraineté. Les délégués sont issus des partis politiques, des institutions, des organisations de la société civile, des confessions religieuses et des légitimités traditionnelles, des organisations des médias, des jeunes et des femmes.

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement a fait savoir que le Dialogue politique inclusif ne saurait être un exercice solitaire des seuls partis, mouvements et regroupements politiques signataires de l’Accord politique. «Il est beaucoup mieux. Il est l’agora du peuple, ouvert, accueillant, emphatique et surtout réconciliant», a-t-il dit, en annonçant qu’on peut désormais appeler l’initiative du président de la République «Dialogue national inclusif», compte tenu de l’engouement qu’il suscite auprès des Maliens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur.

Pour le Premier ministre, le processus crée l’espace pour s’interpeller, dans le respect de l’autre et sans violence. « Il contribuera à réhabiliter nos institutions en provoquant un saut qualitatif dans le futur », a-t-il précisé. «Nous devons trouver des réponses à la paupérisation croissante de nos populations. Nous devons agir tous les jours avec rectitude pour inspirer tous ceux qui se sont affranchis de l’Etat pour inventer, par eux-mêmes, leur autodéfense, leur bien-être dans un communautarisme qui n’a plus aucun respect pour l’Etat’, a poursuivi le Chef du gouvernement. « Nous devons trouver ensemble des solutions viables au désœuvrement de la jeunesse du pays et créer des opportunités nouvelles d’emploi et d’auto-emploi pour leur éviter le chemin de la migration et de l’exode», a-t-il déclaré.

En outre, Dr Boubou Cissé a indiqué que le Dialogue politique inclusif est l’occasion de trouver des réponses appropriées pour réduire les effets des changements climatiques sur notre économie et sur le bien-être des populations.

« Nous devons nous atteler à renforcer la liberté de culte reconnu par notre texte fondamental, tout en préservant les valeurs sociétales que la religion véhicule. La religion doit continuer à assurer sa fonction de cohésion sociale, de solidarité et de tolérance’, a-t-il dit. 

Le Premier ministre a appelé à d’anticiper l’incidence de la croissance démographique pour en faire un atout plutôt que d’avoir à la subir avant d’ajoute que le Mali doit, aussi renforcer son outil diplomatique « afin qu’il réponde mieux aux priorités nationales d’intégration régionale et sous régionale et de renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale ».

Le chef du gouvernement a salué le travail abattu jusque-là par les facilitateurs : Pr Baba Akhib Haïdara, Ousmane Issoufi Maïga et Aminata Dramane Traoré. «Depuis leur installation solennelle le 25 juin dernier, les facilitateurs du Dialogue n’ont ménagé aucun effort pour aller vers les forces vives de la nation. Ils ont, sans relâche, travaillé à offrir l’opportunité à tous de participer au Dialogue», a-t-il témoigné. 

«J’ose espérer que de vos assises sortiront des termes de référence d’un dialogue qui tiennent suffisamment compte des aspirations légitimes de notre pays, qui consacrent un consensus autour du Mali. Je disais que l’exercice dans lequel nous nous engageons doit aller au-delà de la catharsis pour offrir des solutions consensuelles concernant la crise multiforme qui nous assaille. Le point de départ sera d’y croire et de s’impliquer sans réserve», a M. Cissé, avant de lancer un  appel à tous les acteurs à faire confiance en la neutralité et à l’indépendance du Triumvirat et du Comité national d’organisation. 
Amap.ml
 



leje

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