Dialogue politique d’Angondjè : Maganga Moussavou ne lâche rien


Ejecté brutalement de son poste de Vice-Président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, 67 ans, semble n’avoir pas rompu définitivement avec le pouvoir qui lui a infligé une lourde souffrance politique.

Tout le monde se souvient que c’est à l’issue du dialogue politique d’Angondjè tenu entre mars et mai 2017 que le président du PSD a été bombardé Vice-Président de la République. René Ndemezo’o Obiang promu au modeste poste de président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) alors que Bruno Ben Moubamba, arrivé 3ème à l’issue du scrutin présidentiel de 2016 était gratifié du pompeux poste de Vice-Premier ministre chargé de l’Habitat dans le premier gouvernement formé après la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba pour un second mandat de 7 ans.

Juillet 2017 marquant le début de l’application des accords d’Angondjè et aujourd’hui un lointain souvenir. Beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Plusieurs personnalités politiques impliquées dans ce dialogue qui avait accéléré le musèlement de Jean Ping ont été limogées.

La feuille de route du dialogue politique d’Angondjè est partiellement appliquée. C’est pour faire aboutir toutes les recommandations que vendredi dernier, le bureau du comité de suivi du dialogue s’est réuni dans un hôtel au nord de Libreville pour exiger la relance des activités du comité.

Pierre Claver Maganga Moussavou qui a pourtant récemment conclu un accord de circonstance avec Jean Ping pour se liguer contre les candidats du pouvoir lors des récentes élections législatives partielles a dépêché son épouse Albertine à cette rencontre qualifiée par certains analystes politiques de rendez-vous des malfamés. Cette présence n’est pas anecdotique. Pierre Claver Maganga Moussavou continue de jouer sur tous les tableaux, lui qui est très habile dans l’équilibrisme.

Antoine Relaxe





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