L’activiste Bagafou et la coalition PCQVP font pression pour le retour du pays dans l’ITIE


Paul Aimé Bagafou président de PCQVP Gabon ©  D.R

Le président de la section gabonaise du collectif des ONG membres de la campagne mondiale Publiez ce que vous payez / Publish what you pay (PCQVP / PWYP), Paul Aimé Bagafou et ses ONG membres conseillent au gouvernement gabonais de retourner dans l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) afin de garantir la transparence des revenus tirés de l’exploitation de ses matières premières.

« La Coalition nationale PCQVP Gabon appelle (…) les autorités en charge, à accélérer le processus de réintégration de notre pays au sein de l’ITIE en vue (…) de réaffirmer son engagement en faveur d’une gestion transparente, responsable, durable et redevable du secteur extractif », souligne le collectif dans un communiqué publié mardi.

Le Gabon était déjà membre de l’ITIE. Il avait été exclu au début des années 2010 pour n’avoir pas produit les rapports nécessaires sur les revenus tirés des entreprises minières. Le pays était également exclu de la campagne mondiale Publiez ce que vous payez / Publish what you pay (PCQVP / PWYP).

Après un long plaidoyer, le Comité de pilotage Afrique (CPA) de PCQVP a réadmis en son sein les ONG membres de la section gabonaise de PCQVP en avril 2018. Le bureau gabonais de cette coalition a été renouvelé lors d’un atelier national tenu du 12 au 13 septembre 2019 à Libreville. C’est ce nouveau bureau qui hâte le pays à relancer sa procédure d’admission à l’ITIE.

« La mise en œuvre de l’ITIE devrait permettre à terme à notre pays non seulement d’améliorer son image en termes de gouvernance du secteur extractif, mais aussi, de susciter de nouveau un débat citoyen éclairé et nécessaire autour des activités dudit secteur », conclu le communiqué.

Petit pays pétrolier du golfe de Guinée, le Gabon peuplé d’à peine 1,8 million d’habitants est riche en pétrole et manganèse. Les ONG soupçonnent les compagnies et l’Etat de manquer de transparence dans la déclaration des revenus générés par ces secteurs. D’où l’appel de la section locale de PCQVP.

Antoine Relaxe





gabonactu

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