le chef militaire des FDLR, Sylvestre Mudacumura, tué dans le Nord-Kivu


Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2012, le chef militaire des rebelles hutus des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, a été tué dans la nuit de mardi à mercredi dans la chefferie de Bwito, dans le Nord-Kivu, selon plusieurs sources sécuritaires congolaises.

Fin de cavale pour Sylvestre Mudacumura. Visé par un mandat d’arrêt internationale de la CPI depuis le 13 juillet 2012
pour des crimes de guerre commis entre janvier 2009 et septembre 2010
dans les Kivus, la mort du chef militaire des rebelles FDLR a été
confirmée par des sources sécuritaires congolaises.

Il a été tué dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 septembre au
cours d’un raid dont les circonstances restent floues. « Il a été
neutralisé avec ses lieutenants par les forces armées », affirme à Jeune Afrique
le général Richard Kasonga, porte-parole de l’armée congolaise, niant
par la même occasion des rumeurs faisant état de l’intervention de la
milice NDC-R (Nduma Defense of Congo-Rénové) du général Guidon Shimiray
Mwissa dans cette opération.

Né au Rwanda, cet ex-garde du président Juvénal Habyarimana et ancien
gradé des Forces armées rwandaises (FAR) , impliquées dans les
massacres commis lors du génocide des Tutsi au Rwanda, a été tué dans la
chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru proche du Parc National des
Virungas, fief depuis plusieurs années des FDLR.

Les FDLR en difficulté

Après la mort en avril dernier, en Allemagne, de son chef politique Ignace Murwanashyaka, où encore l’extradition vers Kigali de deux de ses cadres arrêtés en RDC en décembre,
le mouvement rebelle, en difficulté depuis plusieurs mois dans les
Kivus, subit là un nouveau coup dur, qui intervient après plusieurs
affrontements avec les FARDC et des mouvements rebelles locaux.

« La neutralisation de Sylvestre Mudacumura est une bonne nouvelle
pour l’armée Congolaise, car il était à la tête de la branche radicale

qui s’est opposée au rapatriement volontaire au Rwanda. Sa neutralisation est un signal fort pour les autres rebelles qui hésitent à se rendre », s’est félicité le général Richard Kasonga, porte-parole de l’armée congolaise. Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital

Fin novembre 2018, les autorités congolaises avait annoncé la fin du
rapatriement des combattants rwandais du FDLR cantonnés depuis quatre
ans dans des camps en RDC, et la fermeture de tous les camps de transit.
La capacité de force de frappe des FDLR et le nombre de combattants
restant actifs est incertain, alors que plusieurs dissidences ont éclaté
au sein du mouvement.

Kigali accuse toujours les FDLR de mener des attaques sur son territoire, notamment celle qui a frappé le district de Rubavu, le 9 décembre 2018, et d’entretenir des contacts à Kampala. Un discours alimenté par Kinshasa qui, dans un lettre adressée à Leïla Zerrougui en janvier dernier, avait accusé les rebelles du FDLR de « comploter avec d’autres groupes rwandais, dont le parti de l’opposition Rwanda National Congress (RNC) du général Kayumba Nyamwasa, pour déstabiliser le pouvoir de Paul Kagame depuis le territoire congolais »

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Posté par rwandaises.com



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