Au Maroc, les « influenceuses » transforment le marketing via Instagram




Elles sont nomades, cool et branchées. Leurs abonnés sur les réseaux sociaux se comptent par dizaines de milliers. Et leur succès « online » ravit les marques marocaines et étrangères, prêtes à payer des milliers de dirhams pour profiter un peu de leur visibilité. Au Maroc, les « influenceuses » transforment le marketing.


2017. Salwa Akhannouch, la patronne d’Askal, le premier groupe de produits hauts de gamme du Maroc, lance Yan&One, une enseigne de magasins de cosmétiques. Pour l’ouverture du premier d’entre eux, à Casablanca, les équipes de Yan&One convient des journalistes femmes et des influenceuses. Dans la boutique tout juste inaugurée, on peine presque à distinguer les produits au milieu de la nuée de téléphones mobiles qui mitraillent la scène. La publicité et la promotion de la marque ont été largement assurées sur les réseaux sociaux par des invitées influentes.

« Découvrons ensemble ce que nos influenceuses ont pensé de la #RoseGoldYanOne Palette », propose la marque sur sa page Facebook, relayant des vidéos postées par des influenceuses sur Instagram. Des centaines de vidéos et de photos de la boutique et des produits ont été téléchargées en quelques instants. Un joli coup de com’ qui révèle la nouvelle place des réseaux sociaux dans le marketing.

Au Maroc comme ailleurs, les « stories » (publications vidéos ou photos éphémères permettant d’augmenter le rythme de publication) d’influenceuses rythment les journées de milliers de jeunes. Zeineb Laouni (zeibeauty), Zineb Rachid (The Cherry Blossom), Saoussane Hmidouch (Affordably Chic), Zaïna Aguenaou… Elles sont des dizaines à capter l’attention des utilisateurs marocains d’Instagram, qui étaient environ 3,5 millions en juin 2018, selon le bureau d’étude tunisien Médianet.





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