Au Brésil, un génocide en marche



L’assassinat le 1er novembre d’un militant indien sur ses propres terres, théoriquement protégées par un statut fédéral, confirme les signes annonciateurs d’une destruction pure et simple de ces peuples, s’indigne le quotidien Estadão.

Quand on se réveille avec, aux informations, la nouvelle de l’assassinat d’un Indien lors d’une embuscade, on sait que la journée sera lourde. Nos pensées oscillent entre la perte de toute foi en l’être humain et l’état des lieux de notre action, concrète, pour lutter contre ce genre de situations, au-delà de l’indignation générale sur les réseaux sociaux. L’assassinat de Paulo Paulino Guajajara, 26 ans, nous laisse hébétés. Car aux côtés de la tristesse s’installe aussi la certitude que c’est un génocide des Indiens qui est en cours.

Le 1er novembre, en début d’après-midi, dans la réserve indienne d’Araribóia, dans l’État du Maranhão [dans le nord du Brésil], Paulino a été tué sauvagement d’un tir dans la tête au cours d’une embuscade tendue par des trafiquants de bois. Cinq hommes armés ont encerclé les Indiens et tiré sur eux. La loi interdit l’entrée sur ces terres classées Terras Indígenas [“territoires indigènes”] par l’État fédéral depuis 1999. Paulino faisait partie des guardiões da floresta, un groupe de gardes forestiers indiens qui s’est constitué depuis 2012 pour empêcher les intrus d’accéder à ce territoire où vivent aussi des Indiens isolés.

L’

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Maria Fernanda Ribeiro

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Fondé en 1891, le plus traditionnel des quatre grands quotidiens brésiliens appartient à O Estado, l’un des plus importants groupes de presse du Brésil. Plutôt conservateur et austère, il publie une sélection hebdomadaire d’articles du Wall

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