Maroc: Leïla Bahsaïn en lice pour le prix de la littérature arabe


L’écrivaine marocaine Leïla Bahsaïn est en lice, avec son roman Le Ciel sous nos pas, pour le prix de la littérature arabe qui sera annoncé mercredi à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris. Créé en 2013, le prix de la littérature arabe est la seule récompense française distinguant la création littéraire arabe.

Lauréate du prix de la nouvelle de Tanger 2011 et du prix Méditerranée du premier roman pour Le Ciel sous nos pas, Leïla Bahsaïn concourt à ce prix aux côtés de six autres auteurs du monde arabe. Il s’agit de Mohammed Abdelnabi avec La Chambre de l’araignée, traduit de l’arabe par Gilles Gauthier et paru chez Actes Sud; Kaouther Adimi (Les petits de Décembre, Editions du Seuil); Camille Ammoun (Ougarit, Ed Incultes); Yasmine Khlat (Égypte 51, Ed Elyzad); Georgia Makhlouf (Port-au-Prince Aller-Retour, Ed La Cheminante) et Dima Wannous (Ceux qui ont peur, traduit de l’arabe par François Zabbal et paru aux Editions Gallimard).

Avec Le Ciel sous nos pas, paru chez Albin Michel, Leïla Bahsaïn signe un premier roman aux allures de conte moderne où elle évoque le parcours d’une jeune Marocaine, depuis son enfance dans son pays natal à son arrivée en France. Décomplexée vis-à-vis des hommes et de l’Occident, la narratrice va vivre mille aventures, telle une Zazie moderne, entre rires et larmes ! Et briser un tabou : le pays des Lumières n’est pas la partie rêvée des droits de la femme maghrébine. C’est un livre sur les femmes, sur l’émancipation, sur le monde moderne.

La sélection de la 7ème édition du prix de la littérature arabe met à l’honneur la diversité de la littérature arabe, à travers les romans d’écrivains marocains, algériens, égyptiens, libanais et syriens.

Depuis sa création par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le prix de la littérature arabe a été remis au Libanais Jabbour Douaihy (2013), à l’Égyptien Mohamed al-Fakharany (2014), au Saoudien Mohammed Hasan Alwan (2015), à l’Irakienne Inaam Kachachi (2016), à l’Irakien Sinan Antoon (2017) et à l’Anglo-Égyptien Omar Robert Hamilton (2018) pour son roman La ville gagne toujours (Gallimard).



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