Téhéran ne comprend pas les révoltes de ses frères chiites



Le régime des mollahs, qui a établi son hégémonie sur ces pays à forte présence chiite, n’a pas compris que la crise économique allait soulever ces chiites contre sa mainmise.

En moins d’un mois, des manifestations contre la corruption et l’absence de réformes économiques ont éclaté à la fois en Irak et au Liban. Dans les deux pays, ces mobilisations sans précédent, qui ont ébranlé des villes chiites grandes et petites, ont révélé que le système mis en place par l’Iran pour exercer son influence dans la région était un échec.

Pour les communautés chiites d’Irak et du Liban, Téhéran et ses alliés ne sont pas parvenus à traduire leurs victoires militaires et politiques en un vrai projet socio-économique. En d’autres termes, le grand récit de la résistance iranienne [contre Israël et les États-Unis] ne pèse pas lourd face à la crise économique.

Dès le début de la révolution islamique, le pouvoir iranien et les pasdarans [corps des gardiens de la révolution islamique, milice du régime iranien] ont clairement défini une politique à long terme sur la manière d’exporter leur révolution dans la région, principalement dans les pays à forte majorité chiite.

L’Iran semblait gagner la partie sur la durée

L’Iran s’était montré très patient et tenace dans la mise en œuvre de cette politique, acceptant de petites défaites sans jamais perdre de vue l’objectif

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Hanin Ghaddar

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Fondé en 1970 dans le but de “stimuler le débat sur les questions essentielles de la politique étrangère américaine”, Foreign Policy a longtemps été une revue académique avant de devenir un bimestriel en 2000. Son ambition aujourd’

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