Cameroun: Photographie – Le projet 4×4 revient


La deuxième édition de cet événement promu par un collectif de photographes amateurs et professionnels s’est ouverte le 5 novembre dernier à Yaoundé.

Le smartphone a démocratisé la pratique de la photographie. Le projet 4×4 lui redonne ses lettres de noblesse. Du moins, il s’y emploie.

Depuis deux ans, l’initiative portée par Globule Studio et le collectif Kamera travaille à promouvoir la photographie artistique, à travers des ateliers théoriques et pratiques, ainsi qu’une exposition.

L’aventure entamée l’année dernière poursuit son chemin et en est à sa deuxième édition. Pendant dix mois, des amateurs férus de photographie de qualité se sont prêtés au jeu. Envie de voir le résultat de cette aventure ?

Elle est disponible à l’Institut français du Cameroun à Yaoundé. Une dizaine de photographes amateurs et professionnels y donnent à voir les œuvres réalisées sur le thème : « Inventaire des choses ». Parmi eux, Blick Posey a choisi de parler des « Rats de Bonass ».

Quatre clichés qui interrogent la vie dans le quartier estudiantin de Yaoundé et la survie qui y est permanente pour les petites et grandes mains.

Georges Tankam s’est passionné pour l’école primaire. Souvent si proche et si loin, tant les préoccupations diffèrent, liés aux moyens financiers et intellectuels. Mais il y a également ceux qui osent.

La mise en scène de la drogue par exemple. Antoine Ngolke’Doo s’y consacre et en tire des pépites après un séjour à l’Université de Buea. Il y a plein d’autres pépites. Des femmes, Manuella Sali est celle qui a détonné. La soirée de vernissage de l’exposition a permis de saluer son travail baptisé « Nyanga ».

Encore mannequin il y a trois ans, elle est passée de l’autre côté de l’objectif pour capter les moments et surtout, la joie chez les tout-petits. « Je n’ai jamais rien gagné dans ma vie et ceci m’encourage à aller encore plus loin.

Je ne m’y attendais vraiment pas », confesse-t-elle. Il y a plein d’autres œuvres à regarder pendant tout le mois de novembre.

Elles intriguent par l’originalité des thèmes explorés, mais aussi par la précision de l’angle de vue. Landry Mbassi, commissaire de l’exposition, assume entièrement ce choix.

Il s’agissait d’ouvrir l’œil sur ces « choses » du quotidien qui font justement partie d’un espace temps précis. Davantage parce que la photographie constitue un moyen d’archivage et de documentation.

Encadreur pendant les ateliers et photographe professionnel, Fabrice Ngon a recommandé aux participants la spécialisation. Tant le terrain est en friche au Cameroun et les domaines inexplorés sont légion.



allafrica

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