En divisant la droite, Macron se trompe de tactique



Depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron a bouleversé l’échiquier politique traditionnel. À l’approche des municipales, ce sont les électeurs de droite que le chef d’État essaie d’attirer. Mais pour le correspondant du Temps, la stratégie utilisée ne serait pas la bonne.

Diviser permet souvent de régner en maître. Ce leitmotiv, Emmanuel Macron l’applique à la lettre depuis son accession à l’Élysée vis-à-vis d’une droite incapable de se trouver un chef et de s’entendre sur un programme. Après avoir fait exploser le Parti socialiste, le président français poursuit son travail de sape de ce côté de l’échiquier politique, en envoyant au “front” des personnalités capables de parler à l’électorat conservateur.

Jean-Paul Delevoye, son haut-commissaire aux Retraites, est un de ces “barons” de la droite modérée qui, fort de son carnet d’adresses rempli d’élus locaux, joue les débaucheurs en chef. Thierry Breton, PDG du groupe Atos et ministre des Finances sous Jacques Chirac, sera à Bruxelles – s’il est confirmé comme commissaire au Marché intérieur par le Parlement européen – un interlocuteur connecté aux grands patrons de l’Hexagone. Ajoutez à cela les excellentes relations entre le jeune chef de l’État et son prédécesseur Nicolas Sarkozy, et l’offensive semble assurée de se poursuivre, après le succès aux élections européennes de la liste Renaissance [de la République en marche] face à

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Richard Werly

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Né en mars 1998 de la fusion du Nouveau Quotidien, du Journal de Genève et de la Gazette de Lausanne, ce titre de centre droit, prisé des cadres, se présente comme le quotidien de référence de la Suisse romande et 

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