Faute de cochons en Chine, chiens et lapins de nouveau au menu



L’épizootie de fièvre porcine africaine qui sévit en Chine est à l’origine d’une chute de la production de viande de porc. Et, par ricochet, d’une envolée des prix. Si bien que les Chinois se rabattent sur les chiens et lapins.
   

Dans la plupart des gargotes des zones rurales de Wan’an dans la province de Jiangxi, dans le sud-est de la Chine, n’existe aucun menu, raconte le South China Morning Post. Les clients se rendent dans la cuisine, choisissent des légumes, du poisson ou de la viande et demandent au cuisinier de leur préparer selon leur goût. “Mais en raison de la flambée des prix du porc, la viande la plus consommée en Chine, on n’en trouve plus nulle part”, a constaté la journaliste du quotidien de Hong Kong.

En conséquence, les Chinois se tournent vers d’autres options. “Pourquoi ne pas choisir du chien si vous voulez de la viande ?”, propose ainsi un serveur d’un de ces restaurants cité par le journal, qui voit dans ce “regain d’intérêt pour la viande de chien un effet collatéral de la gigantesque pénurie de porc”.

La Chine est le plus gros producteur et consommateur de viande de porc sur la planète. À elle seule, elle engloutit la moitié de la production mondiale. Mais la propagation la fièvre porcine africaine a nécessité l’abattage de millions de bêtes. Dans certains endroits les prix du porc ont doublé et à l’échelle nationale le Bureau des statistiques fait état d’une hausse de 69 % sur l’année écoulée, contribuant largement aux 3 % de l’inflation globale.

“Les prix devraient continuer à grimper, relève le South China Morning Post, en raison du déclin continue du cheptel de cochons dans le pays.” Les autorités chinoises s’efforcent pourtant d’encourager les éleveurs à accroître leur production tout en misant sur les importations qui ont crû de 43,6 % à 1,32 million de tonnes au cours des neuf premiers mois de l’année. “Mais la demande chinoise est si forte que ces importations ne pourront compenser ce manque, conclut le journal. Pour bien longtemps encore, les habitants de Wan’an devront considérer la viande comme un luxe.”

Source

 
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