l’Angleterre confiante face à l’Afrique du Sud



L’Angleterre part a priori favorite pour cette finale de Coupe du monde : elle signerait alors un doublé, après la victoire de 2003. Ils ont vaincu les All Blacks, présumés grands favoris, en demi-finale, notamment grâce à leur pack d’avants. Le XV de la Rose est sûr de lui, et les Springboks tremblent – selon ce quotidien londonien.

Matt Proudfoot, l’entraîneur des avants de l’équipe d’Afrique du Sud, a passé la semaine à décortiquer la prestation de l’équipe anglaise face à la Nouvelle-Zélande le week-end dernier, le 26 octobre, remportée 19 à 7. Prestation qu’il résume par un seul mot : “Wow !”

Les Néo-Zélandais étaient pourtant favoris pour remporter la demi-finale puis conserver le trophée qu’ils avaient gardé en 2015, après celui de 2011. Chacune de leurs actions a été repoussée, et leur capitaine, le troisième ligne Kieran Read a même fini par être stoppé net par son opposant direct, Sam Underhill.

“Un sacré défi”

Avec l’Afrique du Sud, l’Angleterre devrait trouver face à elle son adversaire le plus impressionnant physiquement depuis le début du tournoi, mais Matt Proudfoot note que la Nouvelle-Zélande ne s’est pas seulement heurtée à des muscles, mais aussi à des cerveaux :

Je pense que la finale va être très serrée. L’Angleterre a été très efficace et puissante face à la Nouvelle-Zélande. Nous avons discuté ensemble de la nécessité d’atteindre ce niveau d’intensité, mais il ne s’agissait pas seulement de force brute. Leur équipe a joué très intelligemment. J’ai été très impressionné par ce que j’ai vu. Nous savons que ça va être un sacré défi.”

“On a joué contre eux quatre fois l’année dernière, ajoute-t-il, mais aujourd’hui ils ont bien plus confiance dans leur jeu. Ils savent mieux ce qu’ils veulent, et donc ils concrétisent mieux. Le match contre la Nouvelle-Zélande a été un grand moment de rugby et ils vont chercher à jouer de la même façon. Ils nous ont bluffés, ils ont été vraiment très bons.”

La pression finale

“Nous savons ce qui nous attend, mais je suis impressionné par la maturité qu’ont acquise nos gars, poursuit le Sud-Africain. Notre équipe a de l’expérience. Un certain nombre de joueurs ont déjà participé à des matchs en Coupe du monde et notre philosophie d’entraîneurs consiste à les mettre en avant. Nous savons la pression que peut apporter une finale, et chaque équipe devra faire ce qu’elle sait le mieux faire, tout se jouera là-dessus.”

Le capitaine des Springboks, Siya Kolisi, va totaliser avec cette finale sa cinquantième sélection, et le pilier vétéran Tendai Mtawarira a salué le rôle décisif joué par le troisième ligne depuis qu’il a été nommé comme capitaine par le sélectionneur Rassie Erasmus l’an dernier :

Ce qu’il a réalisé est remarquable. Il est parti de rien, c’était un gamin d’un township de Port Elizabeth, et il a gravi les échelons jusqu’à devenir le capitaine des Springboks. Un exemple pour les Sud-Africains de tous horizons.

Paul Rees

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