Le camion de l’horreur illustre le coût humain d’une politique hostile



Contexte

L’an dernier, le Royaume-Uni a accordé l’asile à 18 500 personnes, loin derrière l’Allemagne (139 000), l’Italie (47 900) et la France (41 000). En tout et pour tout, le pays accueille “moins de 1 % des réfugiés à l’échelle mondiale”, d’après The Guardian. “Les gens qui fuient la torture, le viol et la mort ne peuvent pas demander asile au Royaume-Uni sans avoir atteint physiquement le pays, à l’exception de quelques programmes limités, comme celui destiné aux réfugiés syriens”, explique le journal classé à gauche. “Le regroupement familial – qui permet à ceux ayant obtenu le statut de réfugié de demander la possibilité de faire venir leur famille au Royaume-Uni – a été drastiquement réduit.” Et cette politique de dissuasion s’est doublée ces dernières années d’une stratégie dite “d’environnement hostile” mise en place par l’ancienne Première ministre Theresa May, lors de son passage au ministère de l’Intérieur (2010-2016). Parmi ses conséquences, “le recours au placement en détention des immigrés (rappelons que le Royaume-Uni est l’un des seuls pays au monde où il n’existe pas de limite à la période de détention) a certainement découragé certains candidats de demander l’asile au Royaume-Uni, de crainte d’atterrir dans une sorte de purgatoire”.





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