Le Portugal victime d’une “overdose” d’heures de travail



Et Cetera, le supplément du Jornal Económico dédié à l’actualité, à la culture et aux loisirs, consacre un article au temps de travail excessif des Portugais. Une plaie pour l’économie nationale.
 

La question du temps de travail est à la une, ce 8 novembre, du supplément Et Cetera de l’hebdomadaire Jornal Económico. Le journal rebondit sur la semaine de quatre jours expérimentée par Microsoft au Japon ; avec succès, semble-t-il, puisque la productivité de l’entreprise aurait augmenté de 40 %. Le Portugal, relève Et Cetera, en est très loin.

Selon une récente étude d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, le pays figure parmi ceux où l’on travaille le plus. En l’occurrence 39,5 heures par semaine, soit trois de plus que la moyenne des pays de la zone euro. Et même 40,8 si l’on compte les heures supplémentaires, quand elles sont payées.

Drogués aux heures sup’

Problème, “ces horaires prolongés ne sont pas seulement nuisibles pour la santé, ils le sont aussi pour l’économie nationale, puisqu’ils entravent l’innovation et une meilleure gestion des entreprises”, explique José Tavares. L’économiste de l’université Nouvelle de Lisbonne précise dans les colonnes du journal :

Nous sommes drogués aux heures supplémentaires. Si les heures supplémentaires étaient une drogue douce, le Portugal serait en overdose depuis des décennies.”

Selon une étude de la base de données Pordata, le Portugal est le sixième pays le moins productif d’Europe. L’indice de productivité par heure travaillée est de 64,1, c’est moins de la moitié de l’Irlande (178,1), le pays le plus productif.

Source

Lancé en septembre 2016 avec une équipe d’une trentaine de journalistes, dont vingt en provenance du journal Diário Económico, “Le Journal économique” est la nouvelle version éditoriale et graphique de feu OJE et se veut “une

[…]

Lire la suite





A lire aussi

Laisser un commentaire