Les manifestations en Irak, un bras de fer chiito-chiite



Malgré la répression, des élèves et des étudiants ont rejoint, le 27 octobre, les manifestations à Bagdad. La mobilisation ne faiblit pas non plus dans les villes du sud. Et la contestation de l’influence régionale iranienne prend le dessus sur les revendications économiques et politiques, relève la presse arabe.

“Pour la quatrième journée consécutive, les manifestations ont défié les forces de l’ordre [dimanche 27 octobre] pour demander la chute du régime”, écrit le journal irakien Al-Mada. “Les élèves et étudiants se sont également joints aux manifestants” ajoute Al-Aalem, autre journal irakien. Ils ont appelé à un rassemblement ce lundi 28 octobre sur la place Tahrir, au centre de Bagdad. “Des milliers [de personnes] ont répondu présents”, rapporte la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya. “Il y a encore deux morts et une centaine de blessés.”

Ainsi, la mobilisation reste importante malgré la mise en garde des forces de l’ordre en fin de semaine : “Les manifestants seront traités comme des terroristes.” Et malgré les “soixante-trois morts et plus de deux mille blessés qui ont été à déplorer en seulement quarante-huit heures”, toujours selon Al-Aalem. En tout, depuis le début du mouvement de protestation, le 1er octobre, il y aurait eu autour de deux cent trente et un morts.

Une contestation dans tout le pays

Ces événements ont fait émerger de “nouveaux anges gardiens”, selon le site libanais Daraj : “Alors que les ambulances n’ont pas porté secours à de nombreux blessés qui tombaient les uns après les autres, ce sont les chauffeurs de tok-tok qui se sont empressés de les transporter à l’hôpital, en s’exposant à de grands risques, aux gaz lacrymogènes, aux balles des policiers et aux tireurs embusqués sur les toits des immeubles.”

Et le site de rappeler que ces fameux véhicules à trois roues

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