Maintenance automobile et génératrice : Des militaires de 15 pays d’Afrique se forment à Ouagadougou


L’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou, anciennement appelé Ecole militaire technique de Ouagadougou, a livré sa 11e promotion de certifiés techniques du 2e degré en maintenance automobile et génératrice. Ce 8 novembre 2019, les 20 stagiaires issus de 15 pays africains ont reçu leurs parchemins qui font désormais d’eux, des chefs d’atelier.

Débutée le 15 juin 2019, la formation de la 11e promotion du certificat technique 2e degré en maintenance automobile et génératrice a regroupé 20 stagiaires issus de 15 pays d’Afrique. Ce sont des sous-officiers supérieurs, des sous-officiers subalternes et des militaires du rang qui avaient déjà passé le 1er degré. Pendant 22 semaines, ils ont été outillés dans 21 modules en cours académiques et en exercices pratiques, soumis à 40 évaluations individuelles pour être des chefs d’atelier maintenance automobile et génératrice.


« Vous savez, toute mission est liée à la logistique sans laquelle on ne peut avoir des résultats probables. En tant que chefs d’atelier et au vu des connaissances qu’ils ont pu acquérir, ils devront se mettre à l’ouvrage pour répondre aux sollicitations des unités qui sont sur le terrain. Que ce soit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou dans le cadre des opérations de sécurisation intérieure, de la protection de la population et des biens », a expliqué le Colonel Nestor Ouédraogo, Directeur général de l’Institut supérieur de la logistique de Ouagadougou.

Le Directeur général de l’ISLO

Les stagiaires ont appris, entre autres, la maintenance des véhicules légers et blindés, à diriger une équipe de réparation dans un atelier, à assurer la fonction de chef d’atelier maintenance autonomobile et génératrice.

Pour le Lieutenant-Colonel Olivier Gentine, directeur des études de l’ISLO, la caractéristique de ce stage est que la réussite des apprenants tient à leur capacité à accumuler des connaissances très différentes les unes des autres, mais toutes très importantes. Trois volets allant du module scientifique (la technologie des matériaux, les mathématiques, l’électricité générale), du module axé sur la technique automobile (les cours de manœuvre de force, la mécanique générale, l’hygiène sécurité la et condition de travail) et le module sur la pratique (le dépannage, réparation, l’application tactique, la station-service, le groupe électrogène, l’informatique).


« Aucune impasse ne peut être tolérée », a précisé le militaire français. Au bilan, la promotion s’en tire avec une moyenne de 14,54. Tous ont été jugés aptes à assumer la fonction de chef d’atelier. Par contre, il a précisé que « certains ont encore quelques lacunes à combler ».

« Vous avez tous montré de belles qualités de combativité, de volonté et de courage pour décrocher vos certificats techniques du 2nd degré mais ce que vous avec accompli était la partie du chemin la plus facile », a poursuivi le directeur des études. Le plus dur, c’est quand ils seront en situation, au quartier ou en opérations et que leur expertise sera sollicitée. La vie des hommes en dépend le plus souvent, et les nouveaux certifiés devront prouver qu’ils ont été bien formés.

Les stagiaires de la 11e promotion

L’adjudant-chef Fidèle Traoré, président de la promotion, a traduit la reconnaissance de ses camarades à tous ceux qui ont œuvré à leur formation. Selon lui, les différents enseignements ont été bénéfiques pour eux dans la mesure où le secteur de l’automobile est en plein essor avec des technologies de pointe. Le stagiaire malien a rassuré les formateurs que la promotion travaillera à mériter son parchemin de chef d’atelier.

Le major de la formation, le Sergent-Chef Karim Sawadogo

La plus faible moyenne de la promotion est de 11,62. Le major, un Burkinabè, Sergent-Chef Karim Sawadogo récolte 16,96.

Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net





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