Sans John Bercow, la Chambre des communes risque de sonner bien creux



Personnalité controversée tout au long de son mandat de président de la Chambre des communes, John Bercow a fait ses adieux aux députés britanniques. Pendant 10 ans, ses saillies – pas toujours tendres avec les parlementaires – auront résonné dans l’enceinte de Westminster.

Le dessinateur Balaban rend hommage à sa manière au président de la Chambre des communes qui a annoncé mercredi quitter le poste qu’il occupait depuis 2009. Au moment de croquer John Bercow, l’illustrateur roumain ne manque pas d’accentuer deux de ses traits caractéristiques : son faciès rougi à force de s’époumoner pour ramener le calme au sein d’une assemblée dissipée ; et son refrain devenu maxime : “Order !” (Silence !).

Député issu des rangs conservateurs, il avait renoncé à son affiliation partisane au moment d’accéder au poste de président de la Chambre. Sa personnalité quelque peu exubérante a tantôt amusé, tantôt exaspéré ses collègues.

John Bercow a acquis une notoriété nouvelle au moment des débats sur le Brexit. Voilant à peine sa désapprobation sur la sortie de l’Union, il s’est évertué à défendre le rôle du Parlement face à un exécutif qui tentait tant bien que mal d’imposer son agenda.

L’élu a indiqué se retirer de la vie politique bien que certains lui demandent d’assurer ses fonctions jusqu’à la dissolution du Parlement qui surviendra au plus tard le 6 novembre, en prévision des élections du 12 décembre, rapporte le quotidien The Times.





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