Au Royaume-Uni, les travaillistes acceptent des élections en décembre



Le Labour, principal parti d’opposition, a emboîté le pas aux Libéraux-démocrates et au Parti national écossais, qui ont validé la tenue d’un scrutin en échange d’une suspension de l’accord sur le Brexit. La décision des travaillistes signifie qu’il ne reste, en principe, plus d’obstacle à la tenue d’élections avant Noël.

“Enfin, les électeurs vont avoir l’occasion d’élire un nouveau Parlement, exulte The Daily Telegraph. La sortie de l’impasse est en vue.” La délivrance, pour le quotidien conservateur, est venue du camp travailliste, mardi 29 octobre. Après trois refus d’accepter l’organisation d’élections anticipées, le Labour a fini par donner son feu vert. L’annonce, faite par Jeremy Corbyn au siège du principal parti d’opposition, devrait selon toute vraisemblance permettre la tenue d’un scrutin début décembre.

“Le leader du Labour a déclaré que la précondition fixée par le parti pour soutenir l’organisation d’une élection, à savoir qu’une sortie de l’Union européenne sans accord soit écartée, est remplie”, depuis la validation par Bruxelles d’un report du Brexit au 31 janvier 2020, rapporte The Times.

Changement de stratégie

Dans le sillage du troisième refus du Parlement d’accepter un retour aux urnes, lundi, le Premier ministre Boris Johnson revient donc à la charge ce mardi. En changeant son fusil d’épaule. Concrètement, le gouvernement conservateur entend contourner l’obligation légale d’obtenir le feu vert des deux tiers de la Chambre des communes. L’idée ? Soumettre au vote une loi

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Sasha Mitchell





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