Cameroun: Vision 2035 – Un report de la phase II souhaité


Une étude du centre de recherche Camercap-Parc énonce des propositions pour une opérationnalisation plus efficace de ce plan de développement.

L’étude vient d’être rendue publique par le Camercap- Parc de cercle de réflexion rattaché au ministère de l’Economie.

Elle est publiée à l’approche du début de la session budgétaire, à la veille du début de la mise en oeuvre de la deuxième phase de la vision 2035 mais aussi au lendemain du Grand dialogue national que le Cameroun vient d’organiser.

Le tink tank Camercap-Parc propose donc que la mise en oeuvre de cette stratégie soit reportée à 2022 pour qu’elle reflète « l’écho que la population souhaite entendre du grand dialogue national.

Nous avons donc regroupé les recommandations des huit commissions en trois : la reconstruction des régions sinistrées, la décentralisation, la promotion de la cohésion sociale avec le vivre ensemble », explique Barnabé Okouda, coordonnateur de ce cercle de réflexion.

D’après cet expert, il paraît inopportun que la deuxième phase démarre le 1er janvier 2020 alors même que le budget 2020 n’intègre pas ce document. «Le budget 2020 devrait donc normalement être une émanation du programme national de développement post-DSCE dans sa première année.

Ce qui ne semble pas être le cas : d’où la nécessité d’une période transitoire», peut-on lire dans l’étude.

Par ailleurs, trois autres facteurs militent en faveur du report de la mise en oeuvre de cette phase, notamment l’agenda politique pas favorable, le bouclage du programme de réformes en cours porté par la FEC qui intègre l’année 2020.

2020-2022 serait donc la période transitoire où il sera question de corriger toutes les imperfections constatées dans le Dsce, « De manière plus concrète, des recommandations telles que la dotation de la décentralisation sollicitée entre 10- 15 % ; le statut spécial du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, incluant la réforme des systèmes éducatif et judiciaire, et la reconstruction des trois régions récemment reconnues zones économiquement sinistrées, devraient tout au moins être explicitement traduites dès 2020 dans le budget de l’Etat, pour rassurer et ramener la confiance », poursuit l’étude.

M. Okouda recommande donc de prendre deux ans. « Le pays ne va pas s’emporter. Au contraire, cela va donner l’impression aux populations que le gouvernement les a écoutées et donne suite au grand dialogue. On a deux ans pour faire tout ce ménage pour que les choses démarre effectivement.»



allafrica

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