Sénégal: Aminata Touré – « Le combat pour la réhabilitation des cultures africaines toujours d’actualité »


Dakar — Le combat mené par les écrivains africains pour la défense et la réhabilitation des cultures africaines est « toujours d’actualité », malgré l’existence d’autres défis et enjeux liés à la mondialisation des cultures, estime la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré.

Mme Touré, présidant l’ouverture de la 27e édition de la Journée internationale de l’écrivain africain, jeudi à Dakar, a eu « une pensée pour nos illustres aînés » et leur a rendu « un vibrant hommage », en présence notamment du ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop.

L’ancienne Première ministre a cité « le président poète Léopold Sédar Senghor et Birago Diop, grand poète autant que conteur de génie », mais également d’autres de la littérature africaine de cette génération dont « les souvenirs sont intarissables », à savoir Aimé Césaire, Léon Contras Damas, des écrivains dotés d’un « immense talent littéraire ».

Les écrivaines aussi comptent parmi les figures littéraires saluées par Aminata Touré, lesquelles ont également « marqué de leur belle plume la littérature africaine voire de la diaspora », de Mariama Ba à Rahmatou Seck Samb, en passant par Aminata Sow Fall, Aminata Maïga Ka, Mariama Ndoye, entre autres.

Son propos concerne également des écrivaines d’autres nationalités, dont Calixthe Beyala (Cameroun), Véronique Tadjo (Côte d’Ivoire), Aminata Dramane Traoré (Mali), Maryse Condé (Guinée), Tony Morrison (Américaine, Prix Nobel de littérature décédée récemment).

« Toutes ont fait notre fierté et méritent toujours notre admiration et notre infinie reconnaissance », a-t-elle lancé, ajoutant que « leur combat est toujours d’actualité » même si d’autres défis et enjeux existent, en lien avec « la mondialisation des cultures et des échanges de tous ordres ».

« Ces enjeux liés à la mondialisation avec ce qu’elle impose à nos peuples d’enracinement et d’ouverture pour un dialogue des cultures, tel que prôné de longue date par Léopold Sédar Senghor et aujourd’hui par l’UNESCO sont à relever », dit-elle.

La présidente du CESE a salué en particulier l’engagement du fondateur de « Présence africaine », la maison d’édition fondée par Alioune Diop et qui a célébré son 70e anniversaire le 26 octobre dernier à Paris, en présence du chef de l’Etat Macky Sall.

« Rappelons que l’éclosion et la renommée de nombre d’entre eux doivent beaucoup à l’engagement de notre regretté Alioune Diop, brillant intellectuel et homme de lettres distingué », a souligné Aminata Touré.

Selon sa présidente, le CESE est « disposé à recevoir pour exploitation » les conclusions et les recommandations issues de cette manifestation axée sur le thème : « Littérature, citoyenneté et environnement », un « typhique des plus pertinents et d’actualité », relève-t-elle.

Les problématiques en question « convergent vers un objectif majeur commun, celui de bâtir des pays émergents sur notre continent pour leur développement durable, ce à quoi s’attelle le président Macky Sall », a-t-il déclaré.

Cette 27e édition de la Journée internationale de l’écrivain africain, organisée par l’Association des écrivains du Sénégal (AES), se poursuit jusqu’au 11 novembre, avec la participation de nombreux auteurs venant de la Gambie, pays invité d’honneur.

Une délégation d’une vingtaine d’écrivains et deux ministres (Affaires étrangères, Mamadou Tangara, et Tourisme et de la Culture, Hamat Bah), étaient présents à cette cérémonie d’ouverture

Il y avait aussi des représentants de la République du Congo dont le ministre d’Etat congolais chargé de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage, Henri Djombo, parrain de la journée, des écrivains du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, de la Côte d’Ivoire, entre autres.



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