Cameroun: Eboulement de Bafoussam – Aux sources scientifiques du drame


Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Madeleine Tchuinte était sur le site le 8 novembre dernier.

Samedi dernier, une page s’est refermée sur la catastrophe de Gouache IV, Bloc 6, qui a fait 43 morts dans la nuit du lundi 28 octobre au mardi 29 octobre derniers. Avec la tenue à Bafoussam de la cérémonie d’hommage aux disparus lors de la journée de deuil national décrétée par le chef de l’Etat. La deuxième page de cette catastrophe s’ouvre désormais avec les recherches à effectuer sur le site pour déterminer les causes scientifiques du phénomène, ses conséquences ainsi que les mécanismes de prévention de catastrophes futures.

C’est le sens à donner à la visite du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), le 8 novembre dernier sur le site du drame. Le Dr Madeleine Tchuinte a conduit une délégation d’experts venus de différents organismes placés sous la tutelle technique du Minresi. Ils vont apporter leur savoir-faire pour plus d’éclairages sur cette catastrophe. Déjà, l’Institut national de cartographie va mettre à la disposition des autorités de la capitale régionale de l’Ouest, une cartographie des zones inconstructibles. Ce document permettra aux autorités de prévenir les catastrophes sur les lieux déjà habités et procéder à une efficiente allocation des terres sur les nouveaux espaces que les populations vont conquérir.

Les experts de l’Institut de Recherches géologiques et minières (Irgm) vont travailler sur les origines probables du phénomène. Une mission de géo-scientifiques sera dépêchée sur le théâtre du drame pour procéder à l’analyse géomorphologique, géologique et hydrogéologique couplée aux témoignages des populations riveraines afin de cartographier les risques de mouvements de terrain et leur ampleur, mais aussi proposer des mesures préventives d’une part pour le site sinistré et les sites similaires et d’autre part, pour permettre aux populations de vivre avec le risque naturel entre autres. Pour Madeleine Tchuinte, la vie doit reprendre à Bafoussam, après ce drame. Les populations doivent continuer à vaquer à leurs occupations. Le Minresi a apporté des appuis en produits de première nécessité. De même, le Minresi promet d’appuyer les sinistrés et rescapés enfévrier prochain avec des semences améliorées de toutes les spéculations cultivables sur le sol de l’Ouest, mais aussi des engrais et le petit matériel agricole.



allafrica

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