Cinq ans après la crise du plomb, la souffrance des enfants de Flint



Dans les écoles de la ville du Michigan, dont le réseau d’eau avait été contaminé au plomb pendant plus d’un an, de plus en plus d’élèves sont sujets à des problèmes neurologiques ou comportementaux.

Cinq ans après qu’une contamination au plomb de l’eau courante a été détectée à Flint, dans le Michigan, la crise “a migré des maisons vers les écoles”, relève le New York Times. Selon le quotidien américain, “les problèmes neurologiques et comportementaux – réels ou craints – des élèves menacent de submerger le système éducatif local.”

La contamination de l’eau a en effet exposé “près de 30 000 écoliers à une neurotoxine connue pour ses effets néfastes sur le développement du cerveau et du système nerveux des enfants”.

Après le lancement en 2016 d’une action en justice qui demandait plus de ressources pour les enfants de Flint, l’État du Michigan a investi “3 millions de dollars dans un Centre d’excellence pour le développement neurologique”, rapporte le New York Times. Cet établissement a commencé à soumettre les élèves à des examens, qui ont confirmé l’existence de différents types de handicaps.

Déficit de l’attention, dyslexie et déficience légère

“Le pourcentage d’élèves de la ville admissibles aux services d’éducation spécialisée a presque doublé”, indique le quotidien. Il est en effet passé de “15 % l’année où la crise du plomb a commencé” à 28 %.

Le centre de dépistage a traité plus de 1 300 cas depuis décembre 2018. “Environ 70 % des élèves examinés ont eu besoin de mesures d’adaptation scolaire pour des problèmes comme le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, la dyslexie ou une déficience intellectuelle légère”, a déclaré au New York Times Katherine Burrell, directrice du centre.

En 2016, quelques mois après que la contamination de l’eau eut été rendue publique, le fonctionnaire à la tête du district scolaire de Flint, Bilal Tawwab, avait déclaré au Congrès américain que les écoles se préparaient à une “urgence éducative”, rappelle le quotidien. “Nous avons besoin de ressources pour mesurer les dommages intellectuels et émotionnels causés à chaque enfant”, avait-il expliqué.

Au lieu de cela, alors que les demandes d’éducation spéciale augmentaient, l’État du Michigan a exigé “davantage de réductions budgétaires et un gel des salaires”, souligne le New York Times. En 2018-2019, alors qu’un élève sur cinq était “admissible aux services d’éducation spéciale”, un poste d’enseignant sur quatre dans ce type de service restait vacant.

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Avec 1 400 journalistes, 35 bureaux à l’étranger et 127 prix Pulitzer et plus d’un million d’abonnés, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute

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