Lutte contre l’enrichissement illicite : Julien Nkoghé Bekalé et son gouvernement vont déclarer leurs biens la semaine prochaine


Le premier ministre Julien Nkoghé Bekalé (droite) et le président de la CNLCEI, Nestor Mbou durant la cérémonie de lancement de la campagne sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite le 11 novembre à Libreville  © Gabonactu.com

Le premier ministre Julien Nkoghé Bekalé a annoncé lundi lors de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation sur la  lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, que lui et les membres de son gouvernement vont déclarer leurs biens à partir de la semaine prochaine, gage d’une bonne gouvernance.

« J’annonce que dès la semaine prochaine,  moi-même, à la tête de mon gouvernement, nous irons faire la déclaration des biens auprès de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI)», a annoncé M. Nkoghé Bekalé, ouvrant la campagne relative à la campagne de sensibilisation sur la lutte  contre  la corruption et  l’enrichissement illicite, des vices qualifiés de gangrène par le Président Ali Bongo Ondimba.

Un fléau devenu grandissant qui place le Gabon à la 124ème place sur 180 pays dans  le classement 2018 non moins reluisant de l’ONG allemande Transparentcy international sur l’indice de perception de la corruption.

Pour le président de la CNLCEI, Nestor Mbou, il faut des « réajustements juridiques indispensables qui permettront à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite d’atteindre son objectif principal, à savoir, une réduction substantielle des fléaux  que sont de la corruption et l’enrichissement illicite ».  

Dans  sa première phase, cette campagne de sensibilisation sur la lutte contre la corruption débutera à Libreville dans la province de l’Estuaire avant de s’étendre dans le Moyen-Ogooué (Lambaréné) et le Woleu-Ntem (Oyem).

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Stephen Jackson coordonnateur résident du système des Nations unies au Gabon  appelle le gouvernement gabonais à plus d’engagement pour lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite © Gabonactu.com

La cible pour cette croisade, est constituée des responsables d’administrations, des conseils locaux, des opérateurs économiques et des leaders de la société civile.

« Il faudra l’énergie et la détermination combinés de nous tous-peuple, gouvernement, partenaires internationaux, pour passer des déclarations, des beaux mots et des beaux cadres et documents, à des actions concrètes  et significatives afin de surmonter ce frein très grave qui continue à retarder le développement durable dans notre cher Gabon », a relevé Stephen Jackson, coordonnateur résident du système des Nations Unies au Gabon.

Pour sa part, Julien Nkoghé Bekalé a indiqué que  le moment est venu  pour débuter un nouveau cycle dans la lutte contre la corruption au Gabon. Ce nous nouveau cycle « doit plus que jamais, privilégier l’efficacité  réelle aux effets d’annonce, aux effets de mode, ou de bonne conscience internationale ».

La CNLCEI a été créée en 2003 avec un soutien massif du FMI et de la Banque mondiale pour aider le Gabon à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite, à l’origine du mal de développement du pays. Dotée de pouvoirs élargis, la commission n’a cependant fait aboutir aucun dossier. 13 dossiers transmis au tribunal de Libreville seraient en souffrance depuis des années.

Sydney IVEMBI





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