Mémoire : La bibliothèque nationale célèbre son cinquantenaire


Les gabonais découvrent leurs archives nationales © Gabonactu.com

Les activités marquant la commémoration du cinquantenaire de la direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la Documentation gabonaise (DGABD) ont débuté ce 11 novembre. Durant quatre jours, ce temple de l’histoire du Gabon sera ouvert au public.

C’est à travers des journées portes-ouvertes que le cinquantenaire de la direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la Documentation gabonaise (DGABD) sera commémoré tout au long de cette semaine. En effet, cinquante ans après sa création, ce principal lieu d’archivage national reste peu connu du grand public. Et pourtant il regorge de pages importantes de l’histoire du Gabon.

« Lorsqu’on a une bibliothèque nationale, l’objectif est que ce lieu soit fréquenté, que les textes qui y sont soient consultés. La particularité avec cette bibliothèque nationale, c’est qu’elle a en son sein, à la fois des textes administratifs et des textes livresques, contrairement à la bibliothèque universitaire qui n’a que des textes didactiques. Elle est censée être la mémoire au Gabon », regrette le Directeur général, Midepani Moukodoumou.

Ce jubilé est donc l’occasion pour la direction générale des archives nationales non seulement de présenter la structure, mais aussi de faire le bilan de son existence, indiquer les espoirs des agents et de mener la réflexion sur le rôle des archives au Gabon. Un rôle transversal qui permet de faciliter le contrôle de la légalité des activités de l’administration, de situer l’action de l’Etat dans un cadre juridique à la fois prévisible et cohérent et de mettre ainsi en évidence les irrégularités, les décisions arbitraires, les malversations financières et d’éventuelles violations des droits du citoyen ou de la collectivité.

Pour le secrétaire général adjoint du gouvernement, « l’expérience de la pratique administrative et économique au quotidien a montré que le combat pour la transparence ne peut être gagné sans les archives bien conservées et organisées. La bonne qualité de la gouvernance d’un pays dépend de la qualité de ses archives nationales. »

Jusqu’au 13 novembre, en plus de l’accès aux documents archivés, les visiteurs pourront prendre part à des conférences autour des thématiques telles que la préservation des documents numériques, l’évolution et la perpétuation des techniques des gestions documentaires, les démographies et archives au Gabon, le roman et colonisation au Gabon et l’arrivée du colonisateur au Gabon.

Lisa Mboui





gabonactu

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