amour et tabous en Géorgie



Le réalisateur Levan Akin met en scène un jeune Géorgien qui découvre son homosexualité dans le milieu très machiste de la danse traditionnelle. Remarquablement interprété, Et puis nous danserons sort le 6 novembre en France.

“Pour moi, ce film est une lettre d’amour à la culture et aux traditions. Je voulais montrer qu’il n’y a pas de contradiction entre aimer son patrimoine culturel, en faire partie intégrante, et vouloir casser les codes. C’était pour moi le fil conducteur principal”, déclare le cinéaste Levan Akin au magazine Variety.

Son long-métrage Et puis nous danserons est aussi une lettre d’amour à la Géorgie, le pays dont le réalisateur suédois est originaire et qu’il a souvent visité dans son enfance.

“Droit comme un clou”

Il met en scène Merab (Levan Gelbakhiani), un danseur traditionnel géorgien. Depuis des années, le jeune homme gracile s’entraîne pour dompter une chorégraphie aussi virile que technique, faite de vrilles sur la pointe des pieds et de sauts à répétition. Cette forme de danse, d’inspiration montagnarde, nécessite un maintien de fer. “Tu dois te tenir droit comme un clou”, lui répète son professeur.

Merab va être déstabilisé par l’arrivée d’Irakli (Bachi Valishvili), danseur rival qui devient le sujet de son attirance. Dès lors, le dilemme est double. Il se joue sur le plan personnel, d’abord : Merab doit accepter et vivre son homosexualité dans un pays où les relations entre personnes du même sexe, si elles sont légales, restent une abomination pour les ultraconservateurs de l’Église orthodoxe. Sur le plan professionnel, ensuite : il doit imposer sa personnalité dans un milieu qui,

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Marie Bélœil





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