Au Cambodge, fini les enseignes traduites via Google Trad



La loi impose que les enseignes des entreprises et commerces étrangers soient traduites en langue khmère. Par souci d’économie ou par paresse, beaucoup se contentent de recourir à des traducteurs en ligne. Avec une myriade d’erreurs à la clé qui irrite le pouvoir cambodgien.
   

Pour le gouvernement cambodgien, il en va de l’avenir des traditions et de la culture nationale. Voilà pourquoi il a décidé de mettre de l’ordre dans les banderoles et enseignes qui ornent commerces et chantiers. Aux grands maux, les grands remèdes, annonce The Phnom Penh Post : “Interdiction est faite aux promoteurs immobiliers d’utiliser Google Traduction pour leurs enseignes et leur nom.”

Pour se mettre en conformité avec la loi qui impose que la langue cambodgienne précède toute autre langue sur les enseignes, ces promoteurs, pour un grand nombre chinois, se contentent en effet d’un copier-coller de leur nom original dans l’outil de Google. Sans se soucier des erreurs qui en découlent.

Promoteurs et propriétaires doivent désormais faire appel à des traducteurs certifiés et aux autorités concernées afin de vérifier la justesse de la langue”, explique le “Phnom Penh Post”.

Déjà en mai, le quotidien de la capitale faisait état d’une “épidémie” d’enseignes coupables dans la station balnéaire de Sihanoukville, devenue depuis quelques années une sorte de “colonie” chinoise. En quelques mois seulement, les autorités locales indiquaient avoir sévi contre 391 contrevenants.

Mais, regrettait alors Cheap Sotheary, responsable de l’antenne locale de l’organisation de défense des droits de l’homme Adhoc, le problème ne sera pas résolu tant que ces mêmes autorités continueront d’autoriser des étrangers à gérer des imprimeries sans l’assistance de Cambodgiens.





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