Au Pakistan, une manifestation monstre fait vaciller le pouvoir



Accusé par tous les partis d’opposition d’être arrivé au pouvoir illégalement avec l’appui de l’armée, le Premier ministre Imran Khan fait face à une contestation sans précédent depuis son élection à l’été 2018.

C’est un coup de semonce très sévère pour Imran Khan. Arrivé aux commandes du Pakistan en août 2018, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket est actuellement conspué par une foule de dizaine de milliers de personnes qui a envahi les rues d’Islamabad, la capitale, vendredi 1er novembre. Trois jours après, les manifestants arrivés à pied de Karachi, après avoir traversé les provinces du Sindh et du Pendjab, sont toujours sur place, indique le Daily Times.

L’initiateur du mouvement de contestation, Fazlur Rehman, dit Maulana (“le maître”), est le chef du parti islamiste Jamiat Ulema-e-Islam-Fazl (JUI-F) qui siégea par le passé dans différents exécutifs. Il avait donné au gouvernement jusqu’à dimanche 3 novembre pour démissionner mais faute d’avoir obtenu satisfaction, “il a reporté son ultimatum de 24 heures”, lundi 4 novembre.

Avec les leaders des principaux partis

Que reproche-t-il à Imran Khan et à son parti, le Mouvement du Pakistan pour la Justice (PTI) ? D’être “corrompu”, d’avoir volé au peuple “son droit à des élections non truquées” et d’

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Guillaume Delacroix





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